Un bien immense et réel, quoiqu'il échappe souvent aux esprits superficiels, unit le beau, d'un côté au vrai, de l'autre à l'honnête.
La civilisation s'exhale de l'art comme le parfum de la fleur.
Etre sensible à l'art, c'est être incapable de crime.
Les lettrés, les érudits, les savants, montent à des échelles ; les poètes et les artistes sont des oiseaux.
Plus la pensée tombe de haut, plus elle est sujette à s'évaporer en rêverie.
On dit de moi que je suis un homme bizarre et que j'ai le goût du singulier. C'est vrai, toutes les fois que je songe à ces mots : liberté, grandeur, dignité, honneur, je préfère le singulier au pluriel.
En poussant l'aiguille du cadran vous ne ferez pas avancer l'heure.
L'homme de valeur qui reste modeste, c'est l'or argenté.
La vertu a un voile, le vice a un masque.
Un grand artiste, c'est un grand homme dans un grand enfant.
Donner de l'ombrage. Mot qui s'applique également aux grands arbres et aux grands hommes.
Je n'écris que d'une main, mais je combats des deux.
L'âme a des illusions comme l'oiseau a des ailes ; c'est ce qui la soutient.
Ce que l'animal sait, il ignore qu'il le sait. L'homme sait qu'il ignore.
La prière est un auguste aveu d'ignorance.
Fils, frère, père, amant, ami. Il y a place pour toutes les affections dans le coeur comme pour toutes les étoiles dans le ciel.
L'adultère n'est autre chose qu'une hérésie. Si la liberté de conscience a droit d'exister, c'est en amour.
Au fond, c'est la même extase : l'idée de l'infini se dégage du beau comme l'idée du beau se dégage de l'infini. La beauté, ce n'est pas autre chose que l'infini contenu dans un contour.
La nature a fait un caillou et une femelle. Le lapidaire fait le diamant et l'amant fait la femme.
Le coeur de la femme s'attache par ce qu'il donne ; le coeur de l'homme se détache par ce qu'il reçoit.
La femme est ainsi faite qu'on devine déjà la jeune mère dans la petite fille et qu'on sent encore la petite fille dans la jeune mère. Le premier enfant continue la dernière poupée.
Sans la vanité, sans la coquetterie, sans la curiosité, sans la chute en un mot, la femme n'est pas la femme. Il y a dans sa grâce beaucoup de sa faiblesse.
Quand une femme vous parle, regardez ce que disent ses yeux.
Pas d'injures à ces malheureuses que vous coudoyez le soir dans la rue. Souvenez-vous que la plupart ont été livrées à la prostitution par la faim et se sont laissées tomber dans le ruisseau pour ne pas se jeter à la rivière.
Il faut savoir souvent obéir à la femme pour avoir le droit de lui commander quelquefois.
Œuvres de Victor Hugo
A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849