Auteur

Victor Hugo

La vie est une fleur, l'amour en est le miel. C'est la colombe unie à l'aigle dans le ciel, C'est la grâce tremblante à la force appuyée, C'est ta main dans ma main doucement oubliée.
Ma vertu, mon bonheur, hélas! tout est décombres! Tout est deuil! - Dans les coeurs où ses flammes ont lui - L'amour ne laisse donc que ruine après lui? De tout cet incendie il reste un peu de cendre. Il ne m'aime donc plus!
Viens, regarde, oh! l'amour, c'est le soleil de l'âme! Te sens-tu réchauffée à cette douce flamme?
La jeunesse a de belles vertus; elle est sincère, fidèle, honnête, pure, croyante, dévouée, loyale, généreuse, reconnaissante.
Oh! la muse se doit aux peuples sans défense. - J'oublie alors l'amour, la famille, l'enfance, - Et les molles chansons, et le loisir serein, - Et j'ajoute à ma lyre une corde d'airain!
Paris est un maelstrom où tout se perd, et tout disparaît dans ce nombril du monde comme dans le nombril de la mer.
L'amour est une mer dont la femme est la rive.
Vous êtes adorable, mademoiselle. J'étudie tes pieds au microscope et ton âme au télescope.
La femme sent et parle avec le tendre instinct du coeur, cette infaillibilité. Personne ne sait comme une femme dire des choses à la fois douces et profondes. La douceur et la profondeur, c'est là toute la femme; c'est là tout le ciel.
Dans les années 1846, il y eut un spectacle qui fit fureur à Paris. C'étaient des femmes nues, vêtues seulement d'un maillot rose et d'une jupe de gaze, exécutant des poses qu'on appelait Tableaux vivants.
Personne n'est méchant, et que de mal on fait!
La rumeur approche, l'écho la redit.
Cette petite grande âme venait de s'envoler.
Je suis tombé par terre, C'est la faute à Voltaire, Le nez dans le ruisseau, C'est la faute à... Il n'acheva point. Une seconde balle du même tireur l'arrêta court. Cette fois il s'abattit la face contre le pavé, et ne remua plus.
Ce tout petit changement avait été une révolution.
La conscience, c'est le chaos des chimères, des convoitises et des tentations, la fournaise des rêves, l'antre des idées dont on a honte; c'est le pandémonium des sophismes, c'est le champ de bataille des passions.
L'âme qui aime et qui souffre est à l'état sublime.
L'homme n'est pas un cercle à un seul centre; c'est une ellipse à deux foyers. Les faits sont l'un, les idées sont l'autre.
L'argot n'est autre chose qu'un vestiaire où la langue, ayant quelque mauvaise action à faire, se déguise. Elle s'y revêt de mots masques et de métaphores haillons.
Si la nature s'appelle providence, la société doit s'appeler prévoyance.
Parfois, insurrection, c'est résurrection.
L'égout est le vice que la ville a dans le sang.
Le hasard réunissait et semblait confronter lugubrement les trois immobilités tragiques, le cadavre, le spectre, la statue.
Il dort. Quoique le sort fût pour lui bien étrange, - Il vivait. Il mourut quand il n'eut plus son ange, - La chose simplement d'elle-même arriva, - Comme la nuit se fait lorsque le jour s'en va.
La France modifie et corrige l'arbre et sur un passé qu'elle subit, greffe un avenir qu'elle choisit.

Œuvres de Victor Hugo

A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849