Auteur

Victor Hugo

Ne dites pas mourir, dites naître.
Les morts, se sont les coeurs qui t'aimaient autrefois.
L'ombre était nuptiale, auguste et solennelle; - Les anges y volaient sans doute obscurément, - Car on voyait passer dans la nuit, par moment, - Quelque chose de bleu qui paraissait une aile.
Chaque élément retourne où tout doit redescendre. - L'air reprend la fumée, et la terre la cendre. - L'oubli reprend son nom.
Et leurs pensées - Se croisent dans la nuit, divins oiseaux du coeur.
Tout sur cette terre appartient aux princes, hors le vent.
Rabelais c'est la Gaule; et qui dit la Gaule dit aussi la Grèce, car le sel attique et la bouffonnerie gauloise ont au fond la même saveur. Son éclat de rire énorme est un des gouffres de l'esprit.
Une religion, c'est une lunette pour voir l'étoile.
Le rêve est l'aquarium de la nuit.
Toutes ces choses sont passées - Comme l'ombre et comme le vent.
Mais, vieux, on tremble ainsi qu'à l'hiver le bouleau. - Je suis veuf, je suis seul, et sur moi le soir tombe, - Et je courbe, ô mon Dieu! mon âme vers la tombe, - Comme un boeuf ayant soif penche son front vers l'eau.
La forme, c'est le fond qui remonte à la surface.
L'encrier brisera les canons.
L'intolérance des tolérants existe, de même que la rage des modérés.
La première égalité, c'est l'équité.
Vous voulez la misère secourue, moi, je la veux supprimée.
Les hommes chassent, les femmes pêchent.
La vraie philosophie détourne des religions et pousse à la religion.
Oh! Que la providence est grande! Elle donne à chacun son jouet, la poupée à l'enfant, l'enfant à l'homme, l'homme à la femme, et la femme au diable!
Dans la plaine - Naît un bruit. - C'est l'haleine - De la nuit. - Elle brame - Comme une âme - Qu'une flamme - Toujours suit.
Les Djinns funèbres, - Fils du trépas, - Dans les ténèbres - Pressent leur pas; - Leur essaim gronde; - Ainsi, profonde, - Murmure une onde - Qu'on ne voit pas.
C'est une chose grande et que tout homme envie, - D'avoir un lustre en soi qu'on répand sur sa vie, - D'être choisi d'un peuple à venger son affront.
Les mendiants groupés dans l'ombre des portiques - Ont moins de haine au coeur et moins de flamme aux yeux.
Le haut de la société s'abâtardit et dégénère.
Ce fut comme un abatis d'arbres; tous tombaient les uns sur les autres.

Œuvres de Victor Hugo

A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849