Le passé est le poison du maintenant. Ressasser, c'est mourir un peu.
Chaque tombe est une poubelle. Ce sont les restes qu'on enterre ici, les âmes sont ailleurs.
Le livre de la vie est le livre suprême, qu'on ne peut ni fermer ni rouvrir à son choix, on voudrait revenir à la page où l'on aime, et la page où l'on meurt est déjà sous nos doigts.
Une vie ne se refait jamais. Prenez une feuille de papier et déchirez-la, vous aurez beau recoller chaque morceau, il restera toujours les déchirures, les pliures et le scotch ®.
Quand j’ai débuté, je pensais que les hostilités mouraient avec l’être détesté. Mais les pierres tombales n’enferment pas la haine. J’ai assisté à des enterrements sans larmes. J’ai même assisté à des enterrements heureux. Il y a des morts qui arrangent tout le monde.
Ces gens qui viennent chaque jour sur les tombes, ce sont eux qui ressemblent à des fantômes. Qui sont entre la vie et la mort.
La mort ne prend pas de temps de pause. Elle ne connaît ni les grandes vacances, ni les jours fériés, ni les rendez-vous chez le dentiste. Les heures creuses, les périodes de grands départs, l'autoroute du Soleil, les trente-cinq heures, les congés payés, les fêtes de fin d'année, le bonheur, la jeunesse, l'insouciance, le beau temps, tout cela, elle s'en fiche. Elle est là, partout, tout le temps. Personne n'y pense vraiment, sinon on devient fou.
Mon présent est un présent du ciel. C’est ce que je me dis chaque matin, quand j’ouvre les yeux.
La mort commence lorsque personne ne peut plus rêver de vous.
Quand j'étais jeune, j'ai voulu faire comme tout le monde, je me suis mariée. En voilà une belle connerie, une idée stupide : faire comme tout le monde.
Œuvres de Valérie Perrin