Nous avons tous deux vies, une vie où l'on dit ce que l'on pense et une vie où on la ferme. Une vie où les mots passent sous silence.
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Ces gens qui viennent chaque jour sur les tombes, ce sont eux qui ressemblent à des fantômes. Qui sont entre la vie et la mort.
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À lire aussi de Valérie Perrin
L'alliance encercle le seul doigt qui possède une veine allant vers le coeur.
Les jeunes, je préfère les connaître vivants, pénibles, bruyants, saouls, stupides, que voir des gens suivre leur cercueil, courbés par le chagrin.
Chaque tombe est une poubelle. Ce sont les restes qu'on enterre ici, les âmes sont ailleurs.
Si les gens n’avaient plus rien à se reprocher, il n’y aurait personne sur les bancs de votre église.
Dans la même œuvre
J'adore rire de la mort, me moquer d'elle. C'est ma façon de l'écraser. Comme ça, elle fait moins son importante. En me jouant d'elle, je laisse la vie prendre le dessus, prendre le pouvoir.
Les jeunes, je préfère les connaître vivants, pénibles, bruyants, saouls, stupides, que voir des gens suivre leur cercueil, courbés par le chagrin.
Mais moi, j'étais pleine de silences qui hurlaient au fond de moi. Qui m'ont fait grossir, maigrir, vieillir, pleurer, dormir toute la journée, boire comme un trou, me cogner la tête contre les portes et les murs. Mais j'ai survécu.
Parler de toi, c'est te faire exister, ne rien dire serait t'oublier.
Ma grand-mère m’a appris très tôt comment cueillir les étoiles : la nuit il suffit de poser une bassine d’eau au milieu de la cour pour les avoir à ses pieds.