J'adore rire de la mort, me moquer d'elle. C'est ma façon de l'écraser. Comme ça, elle fait moins son importante. En me jouant d'elle, je laisse la vie prendre le dessus, prendre le pouvoir.

À lire aussi de Valérie Perrin

Il ne se mariera jamais. Jamais il ne passera d'alliance autour de l'annulaire d'une femme. Jamais il ne demandera à une femme de lui jurer fidélité. Pas après ce qui est arrivé à ses parents. Jamais personne ne viendra au banquet de sa noce. Son père le traite souvent d'anarchiste parce qu'il critique l'armée, les hommes politiques, la peine de mort, les curés et le mariage.
Parler de toi, c'est te faire exister, ne rien dire serait t'oublier.
Il faut apprendre à donner de votre absence à ceux qui n'ont pas compris l'importance de votre présence. La mort ne prend pas de temps de pause.
Je suis une infirme des sentiments possibles. Seules les choses qui ne pourront jamais exister m’intéressent.
Il lui avait aussi dit qu'il y a plus d'étoiles dans le ciel que de grains de sable dans le Sahara. Elle l'avait aimé pour cela. Pour toutes ces choses qu'il lui avait apprises, à elle, la petite fille de l'atelier de couture condamnée à ne jamais rien savoir si elle ne l'avait rencontré.
Toutes les citations de Valérie Perrin →

Dans la même œuvre

Les jeunes, je préfère les connaître vivants, pénibles, bruyants, saouls, stupides, que voir des gens suivre leur cercueil, courbés par le chagrin.
Mais moi, j'étais pleine de silences qui hurlaient au fond de moi. Qui m'ont fait grossir, maigrir, vieillir, pleurer, dormir toute la journée, boire comme un trou, me cogner la tête contre les portes et les murs. Mais j'ai survécu.
Parler de toi, c'est te faire exister, ne rien dire serait t'oublier.
Ma grand-mère m’a appris très tôt comment cueillir les étoiles : la nuit il suffit de poser une bassine d’eau au milieu de la cour pour les avoir à ses pieds.
Tu grandiras autrement, dans l'amour que je te porterai toujours. Tu grandiras ailleurs, dans les murmures du monde, dans la Méditerranée, dans le jardin de Sasha, dans le vol d'un oiseau, au lever du jour, à la tombée de la nuit, à travers une jeune fille que je croiserai par hasard, dans le feuillage d'un arbre, dans la prière d'une femme, dans les larmes d'un homme, dans la lumière d'une bougie, tu renaîtras plus tard, un jour, sous la forme d'une fleur ou d'un petit garçon, chez une autre maman, tu seras partout là où mes yeux se poseront. Là où mon coeur demeurera, le tien continuera de battre.