Auteur

Théodore de Banville

Voici les beaux palais où sont les hétaïres, - Sveltes lys de Corinthe ou roses de Milet, - Qui, dans des bains de marbre, au chant divin des lyres, - Lavent leurs corps sans tache avec un flot de lait.
Et l'essaim des jeux et des ris, - Doux vol qui folâtre et se joue, - Niche sous la poudre de riz - Dans les roses de votre joue.
Cette fois, par exemple, on éclata. Le rire, - Sonore et convulsif, orageux et profond, - Joyeux jusqu'à l'extase et gai jusqu'au délire, - Comme un flot de cristal montait jusqu'au plafond.
Pour qu'une strophe existe, il faut qu'elle soit faite, c'est-à-dire qu'on ne puisse pas en séparer les parties sans la briser, sans la détruire complètement.
Je comprends l'Amérique, et aussi le peuple américain, dont Victor Hugo a dit, en son langage de dieu indigné:
Nous n'irons plus aux bois, les lauriers sont coupés.
Nous sommes les tendres lapins - Assis sur leurs petits derrières.
Enfin, de son vil échafaud, - Le clown sauta si haut, si haut - Qu'il creva le plafond de toiles - Au son du cor et du tambour, - Et, le coeur dévoré d'amour, - Alla rouler dans les étoiles.

Œuvres de Théodore de Banville

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