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Simone de Beauvoir

La viande barbecue, c'est de la viande cuite à la broche, simplement.
En fait, ça ne me plaisait pas non plus tout ce battage qu'on faisait autour de Robert... on parlait de lui de manière bien plus tapageuse qu'avant la guerre.
Les arbres ont une luxuriance tropicale, des lianes s'y enchevêtrent et les branches sont voilées de mousses espagnoles; dans leur ombre paressent ces lentes rivières aux eaux molles, qu'on appelle ici des bayous.
Elle s'était inventé une foule d'activités. Elle s'était occupée bénévolement de la bibliothèque d'un préventorium.
Mais au cours de ses crises éthyliques il arrivait de plus en plus souvent que Camille la frappât violemment: un jour elle vint nous ouvrir la porte avec un oeil au beurre noir. Elle finit par s'en aller.
Dans bien des cas, je lis pour le seul plaisir de lire plutôt que pour avoir lu: je suis quelque peu bibliophage.
Je me contentai de ces galoches, à semelles de bois, qu'on commençait à fabriquer.
Un peu adultère sur les bords, mais bonne épouse, bonne mère.
Tu excuseras ce bordel; je n'ai pas eu le temps de faire de l'ordre.
Elle m'agaçait par son souci de se construire une vie si riche, si «variée» que du haut de sa future gloire Marco ne pût pas la dédaigner: elle truquait la réalité, elle boursouflait ses expériences.
On voulait sauver l'honneur pour que la France puisse parler aux Alliés la tête haute; il y a des types qui se sont fait bousiller pour ça: c'est bien du sang perdu!
Pendant quelque temps, elle servit le thé dans une espèce de cafétéria du boulevard Saint-Michel qui était aussi une bibliothèque et une discothèque.
Au fond de la cave, il y a un cagibi; j'ai demandé à la concierge de le dégager: tu te serais caché là.
Je découvris le camping. J'étais toujours émue, le soir, quand j'apercevais les tentes dressées sur l'herbe d'un pré ou sur la mousse d'une châtaigneraie.
J'ai fait mardi une conférence à Mills College. Le campus est un parc luxuriant accroché au flanc d'une colline.
Les montagnes étincelaient de blancheur sous leur capiton de neige.
Dans la salle capitulaire de la cathédrale on peut regarder de tout près les chapiteaux qui en proviennent.
Vous n'imaginez pas que je viendrais vous demander de l'argent? Voilà trois ans que je casque, et j'étais prête à continuer.
Pour un peu avant-hier les journaux auraient eu à mentionner un nouveau cassage de gueule entre automobilistes.
Et qu'est-ce que tu écris? dis-je. - On peut appeler ça comme on veut: des nouvelles ou bien des poèmes. Ca ne se laisse pas cataloguer.
Nous l'avons regardé enduire son visage de céruse, mettre une perruque, revêtir son kimono.
Des photos montrent des hommes mutilés, des dos brûlés, des corps couverts de ces affreuses tumeurs cutanées qu'on appelle des chéloïdes.
Deux chemises noires se sont approchés; que faisions-nous dehors, à pareille heure? Notre qualité de touristes nous valut leur indulgence.
La plupart des gens nouveaux que j'ai rencontrés m'ont écrit parce qu'ils aimaient mes livres: les relations qui se sont créées entre nous, c'est moi qui les ai provoquées par une sorte de choc en retour.
Causer avec papa la moitié de la journée et soigner des cinglés pendant l'autre moitié, tu parles d'une existence!

Œuvres de Simone de Beauvoir

A propos de la mort de François Mauriac.Cité par Olivier Todd dans Un fils rebelle (1981).Correspondance croisée avec Jacques-Laurent Bost (2004)Entretien donné en janvier 1978 par la féministe, auteure du « Deuxième Sexe », à Pierre Viansson-Ponté, pour Le MondeIn La force des choses de Simone de BeauvoirL'Amérique au jour le jourL'Amérique au jour le jour (1948)L'InvitéeL'Invitée (1943)La Femme rompue (1968)La Force de l'âge (1960)Le Deuxième Sexe (1949)Le Sang des autresLes Belles Images (1966)Les Mandarins (1954)Les Temps modernes, numéros 109 à 115 (1955), Jean-Paul Sartre.Les bouches inutilesLes bouches inutiles (1945)Lettres à Nelson Algren (1997)Mémoires d'une jeune fille rangée (1958)