Il était grand, gros, très fort, corpulent sans être obèse, de charpente ramassée et musculeuse.
Auteur
Romain Rolland
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Il faut du temps à l'âme pour s'accoutumer à la douleur. Elle a un tel besoin de la joie que, quand elle ne la possède pas, il faut qu'elle la crée.
Est-ce qu'il n'est pas beaucoup mieux et plus beau d'être aimé et compris de quelques braves gens, qu'entendu, critiquaillé ou flagorné par des milliers d'idiots?
On n'est sage qu'après qu'il en a cuit de ne pas l'être.
L'homme cultive les vices qui lui sont profitables; mais il a besoin de les légitimer; il ne veut pas les sacrifier; il faut qu'il les idéalise.
Des comités de comédiens, de mondains, de demi-mondains, et de politiciens ... faisaient savoir au monde qu'ils allaient élever un monument à Beethoven.
Graun avait envoyé à Telmann une longue lettre, où il dépeçait les récitatifs de Castor et Pollux. Il en blâmait le manque de naturel, les intonations fausses.
La musique déroute ceux qui ne la sentent point.
D'autres symphonies encore ont un caractère plus descriptif: elles veulent représenter, par exemple, le mugissement de la terre, ou le sifflement des airs.
On n'était pas douillet, dans la famille; malade ou non, on ne se plaignait jamais.
Ainsi, c'est du haut d'une foi que Tolstoï édicte ses jugements artistiques.
Seule, elle ne fût point sortie; le bruit de la rue l'effarait.
L'intelligence est un îlot, que les marées humaines rongent, effritent et recouvrent.
L'introduction représente Don Quichotte enfoncé dans la lecture des romans de chevalerie.
Il entrait dans son antipathie pour eux beaucoup de l'orgueil du grand seigneur et de l'officier vis-à-vis de bourgeois écrivassiers et libéraux.
On voit qu'on ne savait rien, on voit qu'on ne voyait rien, qu'on vivait enveloppé d'un voile d'illusions, que l'esprit avait tissé et qui cachait aux yeux le visage terrible de la réalité.
Il ne lui restait qu'une dizaine de dents; mais avec elles il s'escrimait solidement.
Tout à coup, le son monte: il y en a de profonds, il y en a d'aigus, il y en a qui tintent, il y en a d'autres qui grondent. L'enfant les écoute longuement, un à un, diminuer et s'éteindre.
Il jugea que son étiolement venait de son genre de vie, éternellement renfermée, sans jamais sortir de la ville, à peine de la maison.
Il ne pouvait supporter de s'exhiber en public, d'être le point de mire de toute une société.
Toute musique expressive, descriptive, suggestive, en un mot toute musique qui voulait dire quelque chose, était taxée d'impure.
C'étaient des artistes pauvres, - un compositeur, entre autres, - qui ne pouvaient arriver, non seulement au succès, mais à s'exprimer eux-mêmes: ils étaient tout heureux que leur pensée se réalisât par Christophe.
Le chagrin aiguise les sens; il semble que tout se grave mieux dans les regards, après que les pleurs ont lavé les traces fanées des souvenirs.
Leurs oeuvres sont de magnifiques architectures de sons, aux lignes et aux rythmes touffus, d'une abondante beauté, d'abord plus formelle qu'expressive.
Et une fois, il fut frappé d'apoplexie, foudroyé sur les ruines de son entreprise.
Œuvres de Romain Rolland
Au-dessus de la mêlée (1915)Clérambault (1920)Clérambault (1920), IntroductionColas Breugnon (1919)Correspondance, Lettre à Cosette Padoux, 1908Deux hommes se rencontrent (1910-1918)Jean-Christophe (1904-1912)Jean-Christophe (1904-1912), AntoinetteJean-Christophe (1904-1912), Dans la maisonJean-Christophe (1904-1912), La Foire sur la placeJean-Christophe (1904-1912), La RévolteJean-Christophe (1904-1912), Le Buisson ardentJean-Christophe (1904-1912), l'AdolescentJean-Christophe (1904-1912), la nouvelle journéeJean-Christophe (1904-1912), le MatinJournal des années de guerre 1914-1919L'Ame enchantéeL'Ame enchantée (1922-1924)L'Ame enchantée, L'Eté (1924)L'Aube (1904)