Auteur

Romain Rolland

Cette préparation minutieuse assure la solidité du travail.
Il est immoral de rester, de plein gré, dans la médiocrité. qui se retire volontairement de la lutte est un lâche. Je voudrais qu'il fût puni par les lois, comme criminel envers soi-même, et c'est le plus grand des crimes.
Le monde mérite moins le mépris que la pitié.
Notre foi est la mesure de notre puissance. Car la grandeur de notre foi est à la taille de notre être. Plus je suis, plus je crois.
Pour être grand malgré les autres, il faut garder le droit de les combattre.
L'exemple de Debussy montre qu'un vrai musicien peut tout oser et faire de ses audaces des beautés nouvelles.
Son austérité puritaine, son accent héroïque, s'opposent rudement aux rigueurs efféminées de l'art léonardesque.
La plupart des hommes ne pensent qu'autant qu'ils parlent.
Ses ennemis, trop heureux de son exemple et s'en autorisant pour nier sa doctrine.
Le vrai artiste ne s'occupe pas de l'avenir de son oeuvre.
On ne manque jamais d'amis, quand il s'agit de nous avertir du mal qu'on dit de nous.
La fureur aveugle n'a qu'un jour, et le patient labeur est le pain de tous les jours.
Quans un homme de cette sorte avoue une ignorance, c'est pour en tirer vanité.
Les idées s'offraient presque toujours à l'état brut: il fallait les dégager péniblement de la gangue.
Il est des esprits qui ne voient bien les choses qu'après qu'elles sont passées. Mais alors, rien ne leur échappe, les moindres détails sont gravés au burin.
Bien rarement passait sur la route poudreuse le pas traînant d'un grave paysan, ou d'une belle campagnarde aux yeux lumineux dans la figure hâlée ...
Le violon seul chante sa pastorale mystique, reprise par les clarinettes et les bassons, en cantabile enamouré.
Renoncez donc pour moi à ce jeu de catalogage, qui est celui de tous les «partisans». Parce que je ne suis pas d'un parti, est-ce une raison pour que je sois d'un autre?
Mais nous ne choisissons pas. Notre destin choisit. Et la sagesse est de nous montrer dignes de son choix, quel qu'il soit.
L'histoire doit avoir pour objet l'unité vivante de l'esprit humain. Elle doit donc maintenir la cohésion de toutes ses pensées.
Il avait de la famille une conception religieuse, antique, presque barbare.
Il n'est d'illimité en art que le flou, le vague, le confus.
On ne revient pas au passé. Il faut continuer sa route.
Naïfs contradicteurs! C'est à eux que l'on doit de connaître et d'aimer les génies interdits!
Premiers accords du prélude à la symphonie, qui se déroula avec ma vie, non sans incidents variés, fantaisies contrapuntiques, sautes de rythmes et modulations inattendues.

Œuvres de Romain Rolland

Au-dessus de la mêlée (1915)Clérambault (1920)Clérambault (1920), IntroductionColas Breugnon (1919)Correspondance, Lettre à Cosette Padoux, 1908Deux hommes se rencontrent (1910-1918)Jean-Christophe (1904-1912)Jean-Christophe (1904-1912), AntoinetteJean-Christophe (1904-1912), Dans la maisonJean-Christophe (1904-1912), La Foire sur la placeJean-Christophe (1904-1912), La RévolteJean-Christophe (1904-1912), Le Buisson ardentJean-Christophe (1904-1912), l'AdolescentJean-Christophe (1904-1912), la nouvelle journéeJean-Christophe (1904-1912), le MatinJournal des années de guerre 1914-1919L'Ame enchantéeL'Ame enchantée (1922-1924)L'Ame enchantée, L'Eté (1924)L'Aube (1904)