Auteur

Roland Topor

Il faut savoir profiter des mamans propices.
Les nuits de la semaine restent a baptiser.
Les rires ajoutés des émissions «comiques» à la télé, on devrait les utiliser partout.
L'estomac compense le coeur.
Tous les dogmes finissent dans l'embarras.
Cent bonnes raisons pour se suicider tout de suite:... - Pour me dépayser... - Pour tuer un juif, comme tout le monde... - Parce que je possède mille bonnes raisons de m'en vouloir.
Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.
Chaque jour se répéter: «Je ne serai plus jamais aussi jeune qu'aujourd'hui».
La mort est plus nue que la vérité.
Avant de s'attaquer à une huître, mieux vaut évaluer son agressivité du bout de la fourchette. Certaines sont vraiment très méchantes.
On peut dire ce qu'on veut des visages, ce ne sont pas des états d'âme.
Il suffit de parler pour devenir un autre.
Il fait le même temps partout.
Inutile de regarder en l'air, il n'existe aucun bar correct dans cette direction.
Mettre des feuilles de vigne aux fleurs?
Le carton d'invitation spécifiait: «Vernissage en présence de l'artiste.» Effectivement, l'artiste, mort accidentellement deux jours avant l'ouverture de sa grande exposition, a tenu parole. Il n'est pas joli à voir!
Même les paranos ont vraiment des ennemis.
Il faut savoir supporter la vérité, à petite dose ce n'est pas mortel et ça immunise.
On n'est vraiment mort que quand on vous a oublié. Pas Avant.
La connaissance n'est que le premier stade. Le second est l'oubli.
Il vaut mieux ne pas trop chercher à savoir d'où vient l'inspiration, sinon on devient systématique.
Un type qui boit ne peut être foncièrement mauvais.
L'argent, si concret quand on en manque ou quand on en a peu, devient léger, quasiment gazeux, aussitôt qu'il se trouve rassemblé en grande quantité.
Rien de tel que le vin pour perdre conscience. Un sang nouveau coule dans mes veines, qui a goût de raisin.
Ces livres, d’ailleurs, on ne les choisit que pour offrir. Pour s’en débarrasser.

Œuvres de Roland Topor

Café Panique (1982)In Le nouvel observateur (1989)Interlude dans Le Monde, 11 octobre 1981.Jachère-party (1996)Journal in time (1989)La Princesse Angine (1967)Le Locataire chimérique (1964)Made in Taïwan, copyright in Mexico (1997)Mémoires d'un vieux conPense-bêtesPense-bêtes (1992)Portrait en pied de SuzanneRevue Le Fou parle, n° 3.