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Rodolphe Toepffer ou Töpffer

C'est folie de s'abstenir de grives parce qu'on a tâté du faisan.
Les énervés ne règnent ni sur Rome ni seulement sur eux-mêmes.
Ce pas consiste en un bout de sentier en corniche, large de quatre semelles, incliné sur précipice à pic et appuyé contre un rocher qui surplombe.
La société se livre à d'admirables jeux de langage; on exhume toutes les curiosités linguistiques.
L'amour est la passion la plus funeste, la plus méprisable, la plus contraire à la vertu. Un jeune homme qui aime s'adonne au relâchement et à la mollesse; il n'est plus bon à rien qu'à soupirer auprès d'une femme, comme fit Hercule aux pieds d'Omphale.
Aimer, être aimé, connaître les joies d'un amour partagé et le bonheur d'une union intime et tendre, c'est le voeu de la nature et l'irrésistible penchant de tout mortel.
Combien de fois se repentir, pour retomber encore; vaincre, pour être ensuite vaincue; abjurer, pour reprendre; pour ressaisir avec une nouvelle ivresse!
L'amour est un rusé, et avec lui il n'y a sainte qui tienne.
La force est aux hommes, mais la ruse est aux femmes et tandis que la force terrasse à l'occasion, la ruse règne à la durée.
Quand un homme qui a peur en est à siffler, l'on peut compter qu'il est extraordinairement bas.
Il est très bon en voyage d'emporter, outre son sac, provision d'entrain, de gaieté, de courage et de bonne humeur.
Durant que la langue du méchant sonne ses mensonges et ses vanités, la parole du juste se répand en bienfaisants secours et en salutaires remèdes.
Ce qui abrège les jours, c'est la lourdeur de l'âme, et ces brumes où la tristesse l'enveloppe.
Rencontrer l'amour, se voir renaître, asseoir sa vieillesse au foyer domestique, c'est accomplir sa destinée, c'est tout au moins, parmi les biens précieux qui semblent promis à tous, avoir obtenu sa part.
La vanité, sans dégrader, corrompt pourtant, puisqu'elle enchaîne la bienveillance !
Quand on ne bride pas sa jeunesse, on gâte par avance son âge mûr. Fleur véreuse, poire gâtée.
Le scandale et la médisance n'épargnent pas les intentions les plus pures et les procédés les plus honnêtes.
Je ne trouve pas que le lustre des paroles fasse briller les mauvaises raisons et plus je vois de mots employés à soutenir un dire, plus je le soupçonne équivoque, ambigu.

Œuvres de Rodolphe Toepffer ou Töpffer

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