Auteur

Pierre Corneille

Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers?
Il est trop bon mari pour être assez bon père.
Mon coeur outré d'ennuis n'ose rien espérer. Un orage si prompt qui trouble une bonace d'un naufrage certain nous porte la menace: je n'en saurois douter, je péris dans le port.
Vous êtes généreux; soyez-le jusqu'au bout.
Il vous prit quelque argent, mais ce petit butin à peine lui dura du soir jusqu'au matin; et pour gagner Paris, il vendit par la plaine des brevets à chasser la fièvre et la migraine, dit la bonne aventure, et s'y rendit ainsi.
Qu'au reste les veneurs, allant sur leurs brisées, ne forcent pas le cerf, s'il est aux reposées; qu'ils prennent connoissance, et pressent mollement, sans le donner aux chiens qu'à mon commandement.
Près d'un esprit si chaud et si fort emporté, - Suréna dans ma cour est-il en sûreté?
C'est à vous de choisir mon amour ou ma haine.
Les mystères de cour souvent sont si cachés - Que les plus clairvoyants y sont bien empêchés.
Ne déguisons plus rien, cher Philiste: il est temps - Qu'un aveu mutuel rende nos voeux contents.
Garrottez ce maraud; les couples de vos chiens - Vous y pourront servir, faute d'autres liens.
Ce qui naît d'un moyen périt par son contraire; - Tout ce que l'un a fait, l'autre peut le défaire; - Et dans la lâcheté du vice où je te voi, - Tu n'es plus gentilhomme, étant sorti de moi.
De mille désespoirs mon coeur est assailli.
Je sais ce que je suis et ce que je me dois.
Dorante: - - Je disois vérité. - - Cliton: - - Quand un menteur la dit, en passant par sa bouche elle perd son crédit.
Source de tous les biens, inépuisable et pure, - Maître des hommes et des dieux, - Cher auteur des maux que j'endure, - Etes-vous pour jamais disparu de mes yeux?
La plus fausse apparence a droit de nous troubler.
Je peindrai cette ardeur constante et légitime - De retrancher le luxe et d'extirper le crime.
Comme tout ce discours n'était que fiction, - Je cachais mon retour et ma condition.
Votre grade hors du commun - Incommode fort qui vous aime.
Ton adorable intégrité, - O Vierge mère, ainsi ne souffre aucune atteinte, - Lorsqu'en tes chastes flancs se fait l'union sainte - De l'essence divine à notre humanité.
On est toujours trop prêt quand on a du courage.
Tu t'es, en m'offensant, montré digne de moi; - Je me dois, par ta mort, montrer digne de toi.
Je dois tout à mon père avant qu'à ma maîtresse: - Que je meure au combat, ou meure de tristesse, - Je rendrai mon sang pur comme je l'ai reçu.
O combien d'actions, combien d'exploits célèbres - Sont demeurés sans gloire au milieu des ténèbres, - Où chacun, seul témoin des grands coups qu'il donnait, - Ne pouvait discerner où le sort inclinait!

Œuvres de Pierre Corneille

Agésilas (1666), II, 7Andromède (1650)Attila (1667), I, 2, ValamirAttila (1667), IV, 6, ArdaricAttila, I, 2, ValamirChansonCinna, ou La clémence d'Auguste (1640)Cinna, ou La clémence d'Auguste (1640), I, 2, EmilieCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), I, 4Cinna, ou La clémence d'Auguste (1640), II, 1, AugusteCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), II, 1, CinnaCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), III, 1, EuphorbeCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), III, 2, CinnaCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), III, 5, EmilieCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), IV, 2, AugusteCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), IV, 4Cinna, ou La clémence d'Auguste (1640), V, 1, AugusteCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), V, 1, CinnaCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), V, 2, CinnaCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), V, 3, Auguste