Si l'amour porte des ailes, n'est-ce pas pour voltiger?
Auteur
Pierre Augustin Caron de Beaumarchais
Les Anglais, à la vérité, ajoutent par-ci, par-là quelques autres mots en conversant; mais il est bien aisé de voir que God-dam est le fond de la langue.
L'homme né pour la liberté, sentant qu'on cherche à l'asservir, aime souvent mieux se faire corsaire que de devenir esclave.
Dieu vous bénisse et vous fasse le nez comme j'ai la cuisse.
Veux-tu, ma Rosinette - Faire emplette - Du roi des maris?... - Je ne suis pas Tircis; - Mais, la nuit, dans l'ombre, - Je vaux encore mon prix, - Et quand il fait sombre - Les plus beaux chats sont gris.
Le chef branlant, la tête chauve, - Les yeux vairons, le regard fauve.
Que sans la liberté de blâmer, il n'y a point d'éloge flatteur, ...
Vous aviez l'air d'accord; je n'y entendais rien; et dans les cas difficiles à juger, une bourse d'or me paraît toujours un argument sans réplique. Et puis, comme dit le proverbe, ce qui est bon à prendre...
Quel est ce moi dont je m'occupe: un assemblage informe de parties inconnues; puis un chétif être imbécile.
Il a tant d'assurance qu'il finit par m'en inspirer.
Si elle vous nomme audacieux, vous l'appellerez cruelle. Les femmes aiment beaucoup qu'on les appelle cruelles.
Moi, j'entre ici, où, par la force de mon art, je vais, d'un seul coup de baguette, endormir la vigilance, éveiller l'amour, égarer la jalousie, fourvoyer l'intrigue, et renverser tous les obstacles.
Un pauvre hère qui montre la musique à sa pupille, infatué de son art, friponneau, besogneux, à genoux devant un écu, et dont il sera facile de venir à bout, Monseigneur...
Bartholo: - - Vous le prenez bien haut, monsieur! Sachez que quand je dispute avec un fat, je ne lui cède jamais. - Figaro: - - Nous différons en cela, monsieur; moi, je lui cède toujours.
Je puis tout imprimer librement, sous l'inspection de deux ou trois censeurs.
Si la déclamation est déjà un abus de la narration au théâtre, le chant, qui est un abus de la déclamation, n'est donc, comme on voit, que l'abus de l'abus. Ajoutez-y la répétition des phrases, et voyez ce que devient l'intérêt.
Croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde, qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville en s'y prenant bien: et nous avons ici des gens d'une adresse!...
Ah! Figaro, mon ami, tu seras mon ange, mon libérateur, mon dieu tutélaire.
Faut-il parler sérieusement? Il m'a rendu compte de l'état de Marceline, qui même n'est pas trop bien, à ce qu'il dit.
D'écouter? C'est pourtant ce qu'il y a de mieux pour bien entendre. Apprenez que votre tuteur se dispose à vous épouser demain.
De valet, barbier, chirurgien, vous l'avez établi trésorier, secrétaire; une espèce de factotum. Il est notoire que ce monsieur fait bien ses affaires avec vous.
Tout dépositaire de secrets ne doit jamais conserver de papiers s'ils peuvent compromettre un ami qui n'est plus, et qui les mit sous notre garde.
On sent bien que je ne parle pas de ces écumeurs littéraires qui vendent leurs bulletins ou leurs affiches à tant de liards le paragraphe.
Noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier! Qu'avez-vous fait pour tant de biens? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus.
Aux vertus qu'on exige d'un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?
Œuvres de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais
Essai sur le genre dramatique sérieuxLa Mère coupable (1791)La Mère coupable (1791), II, 23, BégearssLa Mère coupable (1791), III, 8La Mère coupable (1791), III, 8, BégearssLa Mère coupable (1791), IV, 18Le Barbier de Séville (1775)Le Barbier de Séville (1775), I, 1Le Barbier de Séville (1775), I, 2Le Barbier de Séville (1775), I, 2, FigaroLe Barbier de Séville (1775), I, 2, le comteLe Barbier de Séville (1775), I, 3, Le ComteLe Barbier de Séville (1775), I, 4Le Barbier de Séville (1775), I, 6Le Barbier de Séville (1775), I, 6, FigaroLe Barbier de Séville (1775), I, VILe Barbier de Séville (1775), II, 10Le Barbier de Séville (1775), II, 10, FigaroLe Barbier de Séville (1775), II, 11, RosineLe Barbier de Séville (1775), II, 13