Œuvre

Le Mariage de Figaro (1784)

J'aime ta joie parce qu'elle est folle; elle annonce que tu es heureux.
... ce moi dont je m'occupe: un assemblage informe de parties inconnues; ...
Ce n'est rien d'entreprendre une chose dangereuse, mais d'échapper au péril en la menant à bien.
(La jalousie) n'est qu'un sot enfant de l'orgueil, ou c'est la maladie d'un fou.
Quand le déshonneur est public, il faut que la vengeance le soit aussi.
... ne faisons point comme ces acteurs qui ne jouent jamais si mal que le jour où la critique est la plus éveillée. Nous n'avons point de lendemain qui nous excuse, nous.
Se venger de ceux qui nuisent à nos projets en renversant les leurs: c'est ce que chacun fait.
... les gens qui ne veulent rien faire de rien, n'avancent rien, et ne sont bons à rien.
En vérité, quand la tête se monte, l'imagination la mieux réglée devient folle comme un rêve!
... si le fond des procès appartient aux plaideurs, on sait bien que la forme est le patrimoine des tribunaux.
Figaro: Et tu m'aimeras un peu? - Suzanne: Beaucoup. - Figaro: Ce n'est guère. - Suzanne: Et comment? - Figaro: En fait d'amour, vois-tu, trop n'est pas même assez.
... je ne dispute pas de ce que j'ignore.
... il faut souffrir ce qu'on ne peut empêcher.
On parle comme on sent: mettez le plus glacé des juges à plaider dans sa propre cause, et voyez-le expliquer la loi!
... l'homme que l'on sait timide est dans la dépendance de tous les fripons.
O femme! femme! femme! créature faible et décevante!... nul animal créé ne peut manquer à son instinct; le tien est-il donc de tromper?
Il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l'obtint.
Quand on veut vivre dans un pays, il n'en faut point heurter les préjugés.
La jalousie n'est qu'un sot enfant de l'orgueil, ou c'est la maladie d'un fou.
Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce qu'on ignore, d'entendre ce qu'on ne comprend pas, de ne pas voir ce qu'on entend..., voilà toute la politique.
J'étais né pour être courtisan, rien de plus facile... recevoir, prendre et demander, voilà le secret.
Pourvu que je ne parle ni de l'autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni de l'opéra, ni des autres spectacles, je puis tout imprimer librement, sous la direction, néanmoins, de deux ou trois censeurs.
Les Anglais, à la vérité, ajoutent par-ci, par-là quelques autres mots en conversant; mais il est bien aisé de voir que God-dam est le fond de la langue.