Auteur

Michel Audiard

Remarque que l'essentiel, c'est d'se conduire comme un homme... Partir la tête haute aux Assises, parce que après, on sait pas c'qui peut lui arriver...
Le genre d'homme qui veut tout casser, et qui casse jamais rien.
Ce que tu peux être con! T'es même pas con, t'es bête. Tu va jamais au cinoche, tu lis pas, tu sais rien. Si ça se trouve, t'as même pas de cerveau. Quand on te regarde par en dessus, on doit voir tes dents.
On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient pas faire pousser des radis.
Quand on est cintré comme toi, on porte un écriteau, on prévient.
Je vais mourir pour la fécondation du désert!... Demain sur les tombeaux, les blés seront plus beaux - comme dit le poète... Mon nom va devenir une marque. Une marque d'engrais. La décolonisation bat son plein!...
Je crois, docteur, que l'homme de Néanderthal est en train de nous le mettre dans l'os. Deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche.
Dans le désert tu trouves un macchabbée en gorge que tu ne peux pas identifier: on lui fouille les poches. Quand on trouve un ouvre-boîte, c'est un British, et quand c'est un tire-bouchon, c'est un Français.
Ah! c'est un homme qui a la légalité dans le sang. Si les Chinois débarquaient, il se ferait mandarin. Si les nègres prenaient le pouvoir, il se mettrait un os dans le nez. Si les Grecs... oui enfin, passons!
T'as remarqué que je n'ai pas touché à un seul cheveu de sa tête. Les conventions de La Haye c'est bien. Mais ça fait quand même deux fois que tu lui pètes la gueule.
A mon avis, dans la guerre, il y a une chose attractive: c'est le défilé de la victoire. L'emmerdant, c'est tout ce qui se passe avant. Il faudrait toucher sa prime d'engagement et défiler tout de suite. Avant que ça se gâte...
C'est toujours les mêmes qu'on cite, pas étonnant qu'ils soient connus.
Je suis un mélange d'anarchiste et de conservateur, dans les proportions qui restent à déterminer.
Si ma cuisinière vous donne des nouvelles de ma santé, pourquoi ne lui donnez-vous pas la recette du boeuf mironton?
Le repos c'est fait pour les jeunes: ils ont toute la vie devant eux, moi pas.
Pourquoi ne fumez-vous pas, Millerand? Ca rend aimable.
Mais, sauf pour les dictateurs et les imbéciles, l'ordre n'est pas une fin en soi.
Tu es comme ma femme, tu es toujours d'accord quand on fait ce que tu veux.
Entre l'intérêt national et l'abus de confiance, il y a une marge.
Il faut prendre la démocratie comme elle est, cette démocratie dont un grand homme politique a dit qu'elle était le pire des régimes, à l'exception bien entendu de tous les autres.
Je peux moi aussi faire voter les morts. Le procédé est assez méprisable croyez-moi.
Mais en écoutant M. Chalamont, je viens de m'apercevoir que le langage des chiffres a ceci de commun avec le langage des fleurs, on lui fait dire ce que l'on veut. Les chiffres parlent, mais ne crient jamais.
Or je comprends très bien que le passif de ces entreprises n'effraie pas une assemblée où les partis ne sont plus que des syndicats d'intérêts.
La Politique, messieurs, devrait être une vocation. Je suis sûr qu'elle l'est pour certain d'entre vous. Mais pour le plus grand nombre, elle est un métier.
Dites-vous bien Millerand, que lorsqu'un mauvais coup se mijote, il y a toujours une république à sauver. Et dans chaque cambrioleur, il y a souvent un préfet de police qui sommeille.

Œuvres de Michel Audiard

100.000 Dollars au Soleil (1963) d'Henri VerneuilArchimède le clochard (1959) de Gilles GrangierAudiard par Audiard (2000)Carambolages (1963) de Marcel BluwalComment réussir quand on est con et pleurnichard (1974)Elle cause plus... elle flingue (1972)Est-ce bien raisonnable? de Georges Lautner.Faut pas prendre les Enfants du Bon Dieu pour des Canards sauvages (1968)Flic ou voyou (1979) de Georges LautnerGarde à vue (1981) de Claude MillerGarou-Garou, le passe-muraille (1951) de Jean BoyerGas-oil (1955) de Gilles GrangierIn Audiard par Audiard de René Château - Editions R. Chateau, 1995, p79Jusqu'au dernier (1956) de Pierre BillonL'Ennemi public numéro un (1953) d'Henri VerneuilLa Bataille, 21 janvier 1948.La Chasse à l'homme film français de Édouard Molinaro - Dialogues de Michel Audiard.La Grande Sauterelle (1967) de Georges LautnerLa Métamorphose des cloportes (1965) de Pierre Granier-DeferreLe Baron de l'écluse (1960) de Jean Delannoy