A mon age on vit en veilleuse, on peut toujours marcher, manger, haïr, mais à condition de faire tout ça doucement.
Auteur
Michel Audiard
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· biographie ↗
Pour des raisons particulières je vous ai longtemps pris pour un salaud et je constate avec plaisir que là aussi j'avais quinze ans d'avance.
Un homme pas plus mal qu'un autre... Quand on a cette ambition-là on ouvre un bazar, on ne gouverne pas une nation.
Il faudra en prendre votre parti, je mourrai avec insolence, et sans vous prévenir.
Tout antisémite a son Juif. Tout anticlérical peut bien avoir son curé, pas vrai?
Avec mon mari c'est pas facile à savoir. Il n'était déjà pas causant avant. Maintenant il n'ouvre plus la bouche que pour manger.
Car c'est pour vous dire que pour votre ami Eric, ses grands airs, il peut se les cloquer dans le baba.
Oh mon cher maître, je vous en prie, hein! Entre le baron Edouard et un traine-patin comme Eric, il y a une marge.
L'honnêteté, ça se paye!
Il blanchit sous le harnais, hein. Trente ans de fausse monnaie et pas un accroc. Un mec légendaire quoi. Les gens de sa partie l'appellent le Dabe et enlèvent leur chapeau rien qu'en entendant son blaze. Une épée, quoi!
Pauvre con! Le droit! Mais dis-toi bien qu'en matière de monnaie les Etats ont tous les droits et les particuliers aucun!
Dire qu'il suffit de mettre un gigot au four pour voir venir les emmerdeurs.
Le faux talbin, Messieurs, est un travail qui se fait dans le feutré.
Eh bien Messieurs, ce cave a une paluche qui vaut de l'or. Une main raphaëlienne! Nous tenons un petit prodige, et j'aime mieux vous dire que l'affaire s'annonce grandiose, hein.
Dis donc, cette morue va nous casser la cabane! Neutralise-la, Bon Dieu! Neutralise la!
Et dites-vous bien dans la vie, ne pas reconnaître son talent, c'est favoriser la réussite des médiocres.
Alors mon petit Robert, écoutez bien le conseil d'un père! Nous devons bâtir notre vie de façon à éviter les obstacles en toutes circonstances.
Elle doit remonter à Ben-Hur, sa charrette!
Et un imprudent qui travaille un dimanche peut éveiller des curiosités malsaines. Et dites vous bien que ces belles images peuvent devenir très vite des billets touristiques pour Poissy, Clairvaux et autre lieux très réputés. Pas d'amateurs?
Je connais ton honnêteté mais je connais aussi mes classiques. Depuis Adam se laissant enlever une côte et Napoléon attendant Grouchy, toutes les grandes affaires qui ont foiré étaient basées sur la confiance.
Faire confiance aux honnêtes gens est le seul vrai risque des professions aventureuses.
Mais avec votre papelard à dix sacs la rame, vous pourrez toujours vous établir marchand de papier, ou vous en servir à ce que je pense, comme ça vous liquiderez votre stock!
Le cheval est capricieux par nature et quand par surcroît il est toxicomane, le pire est à craindre, mon cher.
En ce moment je suis sur une petite affaire dans le Marais. C'est le seul quartier possible, d'ailleurs. Parce que maintenant l'île Saint-Louis est devenue un cloaque. Un camps pour rapins milliardaires et Péruviens pervertis.
La valse triste, le troisième violon qui joue faux, le maître d'hôtel qui a un oeil sur la steppe et l'autre sur l'addition. Avoue que rien n'est changé.
Œuvres de Michel Audiard
100.000 Dollars au Soleil (1963) d'Henri VerneuilArchimède le clochard (1959) de Gilles GrangierAudiard par Audiard (2000)Carambolages (1963) de Marcel BluwalComment réussir quand on est con et pleurnichard (1974)Elle cause plus... elle flingue (1972)Est-ce bien raisonnable? de Georges Lautner.Faut pas prendre les Enfants du Bon Dieu pour des Canards sauvages (1968)Flic ou voyou (1979) de Georges LautnerGarde à vue (1981) de Claude MillerGarou-Garou, le passe-muraille (1951) de Jean BoyerGas-oil (1955) de Gilles GrangierIn Audiard par Audiard de René Château - Editions R. Chateau, 1995, p79Jusqu'au dernier (1956) de Pierre BillonL'Ennemi public numéro un (1953) d'Henri VerneuilLa Bataille, 21 janvier 1948.La Chasse à l'homme film français de Édouard Molinaro - Dialogues de Michel Audiard.La Grande Sauterelle (1967) de Georges LautnerLa Métamorphose des cloportes (1965) de Pierre Granier-DeferreLe Baron de l'écluse (1960) de Jean Delannoy