Auteur

Michel Audiard

Aux chiottes les Teutons! Bande de mange-merde!
Si je buvais moins, je serais un autre homme, et j'y tiens pas!
Le picon-bière, ça pardonne pas. C'est de ça que mon pauvre papa est mort. Il n'y a rien de plus traître!
Les gastronomes disent que c'est une maison de passe et les vicelards un restaurant chinois.
Une paella sans coquillage, un gigot sans ail, un escroc sans rosette: quelque chose qui déplaît à Dieu!
Quand on a un enfant, y a des choses qu'on a pas le droit de faire!
Dis-toi bien que si quelque chose devait me manquer, ce ne serait plus le vin, ce serait l'ivresse!
Tenez, mon vieux! Si je vous disais que certains soirs, derrière ce mur, là, et ben, j'ai vu, pas cru voir, hein, j'ai vu, une ville, des tramways, là, la foule, des drames!
Mais dis donc, on n'est quand même pas venus pour beurrer des sandwichs.
Y'a vingt piges, le Mexicain, tout le monde l'aurait donné à cent contre un: flingué à la surprise. Mais c't'homme là, ce qui l'a sauvé, c'est sa psychologie.
Je vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon Puzzle. Moi, quand on m'en fait trop je correctionne plus: je dynamite, je disperse, je ventile!
Non mais t'as déjà vu ça? En pleine paix? Il chante et puis crac, un bourre-pif! Il est complètement fou ce mec. Mais moi, les dingues, je les soigne. Je vais lui faire une ordonnance et une sévère...
Alors, y dort le gros con? Ben y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule! Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban! Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère, au Terminus des prétentieux...
Dis donc, elle est maquée à un jaloux ta nièce? J'faisais un brin de causette, le genre réservé, tu m'connais: mousse et pampre, voilà tout d'un coup qu'un petit cave est venu me chercher, les gros mots et tout!
Et pourquoi pas de la quinine et un passe-montagne? On croirait vraiment que j'pars au Tibet.
J'ai une santé de fer. Voilà quinze ans que je vis à la campagne: que je me couche avec le soleil, et que je me lève avec les poules.
Patricia, mon petit... je ne voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier. L'homme de la pampa, parfois rude, reste toujours courtois, mais la vérité m'oblige à te le dire: ton Antoine commence à me les briser... MENUES!
C'est jamais bon de laisser dormir les créances, et surtout de permettre au petit personnel de rêver.
Je ne rêve pas en couleur, je ne rêve pas en noir, je ne rêve pas du tout, je n'ai pas le temps!
Quand la protection de l'enfance coïncide avec la crise du personnel, faut plus comprendre, faut prier!
Monsieur Naudin, vous faites sans doute autorité en matière de bulldozer, de tracteur et caterpillar, mais vos opinions sur la musique moderne et sur l'art en général, je vous conseille de ne les utiliser qu'en suppositoire.
En cinq ans, pas un mouvement d'humeur! Pas une colère, même pas un mot plus haut que l'autre! Et puis d'un seul coup: crac, la fausse note, la mouche dans le lait! Ah, je te jure que ça m'a secoué, oui!
Les seuls papiers qui m'intéressent, ce sont ceux de l'Imprimerie nationale, avec la tronche de Blaise dans le coin.
On cesse d'être en sécurité dès qu'on passe la porte d'un commissariat. Avec vous composer le numéro de la police donne déjà la chair de poule.
Les putes sont des femmes qui vous donnent beaucoup de choses pour relativement peu d'argent.

Œuvres de Michel Audiard

100.000 Dollars au Soleil (1963) d'Henri VerneuilArchimède le clochard (1959) de Gilles GrangierAudiard par Audiard (2000)Carambolages (1963) de Marcel BluwalComment réussir quand on est con et pleurnichard (1974)Elle cause plus... elle flingue (1972)Est-ce bien raisonnable? de Georges Lautner.Faut pas prendre les Enfants du Bon Dieu pour des Canards sauvages (1968)Flic ou voyou (1979) de Georges LautnerGarde à vue (1981) de Claude MillerGarou-Garou, le passe-muraille (1951) de Jean BoyerGas-oil (1955) de Gilles GrangierIn Audiard par Audiard de René Château - Editions R. Chateau, 1995, p79Jusqu'au dernier (1956) de Pierre BillonL'Ennemi public numéro un (1953) d'Henri VerneuilLa Bataille, 21 janvier 1948.La Chasse à l'homme film français de Édouard Molinaro - Dialogues de Michel Audiard.La Grande Sauterelle (1967) de Georges LautnerLa Métamorphose des cloportes (1965) de Pierre Granier-DeferreLe Baron de l'écluse (1960) de Jean Delannoy