Mme de Monaco est inconsolable. Mme de Louvigny l'est aussi. Mais c'est par la raison qu'elle n'est point affligée.
Auteur
Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné
Pour moi, qui vois en tout la Providence, je vois ce canon chargé de toute éternité.
Nous entendîmes après dîner le sermon du Bourdaloue qui frappe comme un sourd, disant des vérités à bride abattue.
Le soupçon congédie la bonne foi, disent les Italiens. Il suffit souvent d'être soupçonné comme un ennemi pour le devenir : la dépense en est toute faite, on n'a plus rien à ménager.
Savez-vous ce que c'est que faner ? Il faut que je vous l'explique : faner est la plus jolie chose du monde, c'est retourner du foin en batifolant dans une prairie ; dès qu'on en sait tant, on sait faner.
Mon coeur est en repos quand il est auprès de vous ; c'est son état naturel, et le seul qui peut lui plaire.
Vous me direz que je veux donc vivre éternellement ; point du tout : mais si on m'avait demandé mon avis, j'aurais bien aimé à mourir entre les bras de ma nourrice ; cela m'aurait ôté bien des ennuis, et m'aurait donné le ciel bien sûrement et bien aisément.
La mort nous égale tous c'est où nous attendons les gens heureux : elle rabat leur joie et leur orgueil, et console par là ceux qui ne sont pas fortunés.
On ne perd jamais que d'une voix, et cette voix fait le tout.
Œuvres de Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné
Dictionnaire Le Littré.Lettre, aux Rochers, 22 juillet 1671LettresLettres (1646-1696)Lettres (1646-1696), 1 avril 1671Lettres (1646-1696), 1 décembre 1675Lettres (1646-1696), 1 juillet 1676Lettres (1646-1696), 10 août 1680Lettres (1646-1696), 10 décembre 1670Lettres (1646-1696), 10 février 1672Lettres (1646-1696), 11 mai 1689Lettres (1646-1696), 11 octobre 1673Lettres (1646-1696), 11 septembre 1689Lettres (1646-1696), 12 janvier 1676Lettres (1646-1696), 12 juin 1680Lettres (1646-1696), 13 mars 1680Lettres (1646-1696), 13 septembre 1679Lettres (1646-1696), 14 janvier 1689Lettres (1646-1696), 14 octobre 1676Lettres (1646-1696), 15 janvier 1690