Auteur

Marguerite Duras

Il n'y a rien de plus dégoûtant qu'un bijou. Ca ne sert à rien, à rien. Et ceux qui les portent n'en ont pas besoin, moins besoin que n'importe qui.
... la connaissance qu'a un seul homme de la faute de cent autres ne lui sert à rien.
... pour que vous vous intéressiez à moi, il faut que je vous parle de vous.
Il n'y a pas de vacances à l'amour ..., ça n'existe pas. L'amour, il faut le vivre complètement avec son ennui et tout, il n'y a pas de vacances possibles à ça.
Une idée est toujours une bonne idée, du moment qu'elle fait faire quelque chose.
S'il n'y a pas de musique dans les livres, il n'y pas de livres. Ce qui veut dire que quatre-vingt dix pour cent des livres ne sont pas des livres, ce sont des lectures, comme on lit un journal en prenant son bain.
Ma vie est un film doublé, mal monté, mal interprété, mal ajusté, une erreur en somme.
Ainsi cependant vous avez pu vivre cet amour de la seule façon qui puisse se faire pour vous, en le perdant avant qu'il soit advenu.
Sans fin se décrivant. L'un l'autre. A l'un, l'autre. Disant la couleur des yeux. Le grain de la peau. La douceur du sein qui tient dans la main. La douceur de cette main. En ce moment même où elle en parle, elle la regarde. Je me regarde avec tes yeux.
C'est dommage pour ces petits chevaux-là, j'aurais bien aimé de vous les montrer.
Pourquoi une maternité ne serait-elle pas mal venue? Pourquoi la naissance d'une mère par la venue de l'enfant ne serait-elle pas ratée elle aussi?
Diana refusa en disant qu'elle était anéantie de bien-être.
Il connaît mieux la ville que les policiers. Un as, Rodrigo.
En principe, prétendaient-ils, l'assèchement de la plaine ne pouvait faire l'objet que d'un plan gouvernemental, mais aucun règlement, à leur connaissance, n'interdisait à un concessionnaire de faire des barrages sur sa propre concession.
La piste restait aux enfants. Quand un automobiliste en écrasait un il s'arrêtait parfois, payait un tribut aux parents et repartait.
Joseph forçait toujours Suzanne à rentrer dans l'eau. Il aurait voulu qu'elle sache bien nager pour se baigner avec lui dans la mer, à Ram. Suzanne était réticente.
Une grande toile bise a été étendue au-dessous de la verrière, si bleue dans la nuit, et tamise le soleil.
Quand j'essayais de regarder l'écran c'était terrible, la tête me tournait. C'était une bouillie noire et blanche qui dansait au-dessus de ma tête et qui me donnait le mal de mer.
Fille de paysans, elle avait été si bonne écolière que ses parents l'avaient laissée aller jusqu'au brevet supérieur.
L'enfant poussa la grille, son petit cartable brinqueballant sur son dos, puis il s'arrêta au seuil du parc.
L'après-midi était encore brûlant et le soleil était haut dans le ciel.
Il est vrai que la mer ne montait pas à la même hauteur chaque année. Mais elle montait toujours suffisamment pour brûler tout, directement ou par infiltration.
La mère taillait ses bananiers. Le caporal les butait et les arrosait derrière elle.
Elle regarde des enfants qui jouent pieds nus dans les caniveaux de la place. Une masse d'eau argileuse circule entre leurs pieds.
L'essor du caoutchouc était tel que beaucoup s'étaient improvisés planteurs, du jour au lendemain, sans compétence.

Œuvres de Marguerite Duras

C'est tout (1995)Cité dans Marguerite Duras (1992) de Christiane Blot-Labarrère.Dans Libération.Des journées dans les arbresDix heures et demie du soir en été (1960)EcrireEcrire (1993)Hiroshima mon amour (1960)L'Amant (1984)L'Amant de la Chine du Nord (1991)La Douleur (1985)La Maladie de la mort (1982)La Passion suspendue (2013)La Vie matérielle (1987)Le Marin de Gibraltar (1952)Le Marin de Gilbraltar (1952)Le Navire Night (1979)Le Ravissement de Lol V. Stein (1964)Le ShagaLes Petits Chevaux de Tarquinia (1953)