Auteur

Madeleine Ley

Seuls les enfants savent aimer en silence et se trouvent comblés.
En Rêve, j’ai trouvé - Le joli, joli rêve - En rêve, j’ai trouvé - La clochette enchantée - Qui dit la vérité - - En rêve, j’ai trouvé - Etait-ce bien un rêve ? - En rêve, j’ai trouvé - Les miettes semées par le Petit Poucet - - En rêve, j’ai trouvé - L ’étrange, étrange rêve - La citrouille si grosseQui se change en carrosse - - Dans mon plus joli rêve - Au pied d’un blanc perron - J’ai trouvé Cendrillon - Ta pantoufle de vair
J'ai vu fleurir le pêcher rose, - \r\nLe vieux pêcher noir et chenu. - \r\nIl rit sous le ciel ingénu, - \r\nIl rit de sa métamorphose. - \r\nLe mois d'avril est revenu : - \r\nJ'ai vu fleurir le pêcher rose, - \r\nLe vieux pêcher noir et chenu. - \r\nDevant le toit de tuiles roses, - \r\nUn oiseau gris parfois se pose - \r\nSur le bout d'un rameau ténu... - \r\nLe mois d'avril est revenu...
Araignée grise - \r\nAraignée d'argent - \r\nTon échelle exquise - \r\nTremble dans le vent.
Si les anges n’existent pas - \r\nqui donc fait ce doux bruit - \r\npar terre dans nos chambres - \r\net là-haut sur le toit ? - - \r\n\r\nJ’entends leurs voix , j’entends leurs pas\r\nà l’heure - où la nuit va descendre... - \r\nJe me demande si Papa - \r\nles écoute aussi parfois ? - - \r\n\r\nSi les anges n’existent pas, - \r\nqui nous expliquera - \r\nd’où viennent les cheveux de soie - \r\nqui flottent le soir dans les bois ?
J’ai tant regardé la rivière - \r\net le soleil - \r\net le doux ciel, - \r\nque j’ai lâché mon roseau vert. - \r\nIl est allé dans l’eau si claire, - \r\nil est allé jusqu’à la mer ! - - \r\nJ’ai voulu cueillir aussitôt - \r\nun autre roseau si beau, - \r\nmais je me suis coupée aux herbes, - \r\nmes cheveux ont traîné dans l’eau... - \r\n(Ah ! rendez-moi donc mon roseau - \r\net ma prairie et ma rivière !) - - \r\nJ’ai vu passer le fils du roi ; - \r\nil m’a dit : « Ma belle, pourquoi, - \r\nle long de la jolie rivière, - \r\npourquoi pleures-tu là ? » - \r\nHa ! Ha ! - \r\nC’était le fils du roi. - - \r\nIl m’a dit : « Viens avec moi, - \r\net si tu veux tu seras reine. - \r\nTu auras pour filer la laine - \r\nun rouet d’or, et un fuseau - \r\naussi léger qu’un os d’oiseau !» - - \r\nLas! je suis reine et prisonnière - \r\ndans un royaume merveilleux. - \r\nMon cœur, mon cœur a tant de peine, - \r\npleurez, pleurez, mes yeux. - \r\nOù sont mes sœurs et ma rivière ? - \r\nJ’ai perdu mon roseau vert.\r\n
Araignée grise, - \r\nAraignée d'argent, - \r\nTon échelle exquise - \r\nTremble dans le vent. - - \r\nToile d'araignée - \r\n— Émerveillement — - \r\nLourde de rosée - \r\nDans le matin blanc ! - - \r\nOuvrage subtil - \r\nQui frissonne et ploie, - \r\nÔ maison de fil, - \r\nEscalier de soie ! - - \r\nAraignée grise, - \r\nAraignée d'argent, - \r\nTon échelle exquise - \r\nTremble dans le vent.
Septembre, c'est la saison où les oiseaux ont cessé de chanter. Il y a partout dans l'air un silence mélancolique, une attente. Sur les pentes rousses de la montagne, je connaissais maintenant chaque sentier, et là-haut, près du ciel, toutes ces neiges rondes et lisses que le soleil peint chaque soir en rose avant de plonger derrière le bord du monde.
Seuls les enfants savent aimer en silence et se trouvent comblés.
Dans les villes, personne ne sait ce que c'est: être couché sur une roche, au bruit des torrents, quand on n'a rien à faire, et rien au-dessus de soi que le ciel bleu et le montagnes terribles.

Œuvres de Madeleine Ley

Le Grand Feu (1942)Le grand feu (1946)Petites voix (1930)