Dans les villes, personne ne sait ce que c'est: être couché sur une roche, au bruit des torrents, quand on n'a rien à faire, et rien au-dessus de soi que le ciel bleu et le montagnes terribles.
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Araignée grise, - \r\nAraignée d'argent, - \r\nTon échelle exquise - \r\nTremble dans le vent. - - \r\nToile d'araignée - \r\n— Émerveillement — - \r\nLourde de rosée - \r\nDans le matin blanc ! - - \r\nOuvrage subtil - \r\nQui frissonne et ploie, - \r\nÔ maison de fil, - \r\nEscalier de soie ! - - \r\nAraignée grise, - \r\nAraignée d'argent, - \r\nTon échelle exquise - \r\nTremble dans le vent.
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À lire aussi de Madeleine Ley
J’ai tant regardé la rivière - \r\net le soleil - \r\net le doux ciel, - \r\nque j’ai lâché mon roseau vert. - \r\nIl est allé dans l’eau si claire, - \r\nil est allé jusqu’à la mer ! - - \r\nJ’ai voulu cueillir aussitôt - \r\nun autre roseau si beau, - \r\nmais je me suis coupée aux herbes, - \r\nmes cheveux ont traîné dans l’eau... - \r\n(Ah ! rendez-moi donc mon roseau - \r\net ma prairie et ma rivière !) - - \r\nJ’ai vu passer le fils du roi ; - \r\nil m’a dit : « Ma belle, pourquoi, - \r\nle long de la jolie rivière, - \r\npourquoi pleures-tu là ? » - \r\nHa ! Ha ! - \r\nC’était le fils du roi. - - \r\nIl m’a dit : « Viens avec moi, - \r\net si tu veux tu seras reine. - \r\nTu auras pour filer la laine - \r\nun rouet d’or, et un fuseau - \r\naussi léger qu’un os d’oiseau !» - - \r\nLas! je suis reine et prisonnière - \r\ndans un royaume merveilleux. - \r\nMon cœur, mon cœur a tant de peine, - \r\npleurez, pleurez, mes yeux. - \r\nOù sont mes sœurs et ma rivière ? - \r\nJ’ai perdu mon roseau vert.\r\n
Septembre, c'est la saison où les oiseaux ont cessé de chanter. Il y a partout dans l'air un silence mélancolique, une attente. Sur les pentes rousses de la montagne, je connaissais maintenant chaque sentier, et là-haut, près du ciel, toutes ces neiges rondes et lisses que le soleil peint chaque soir en rose avant de plonger derrière le bord du monde.
Si les anges n’existent pas - \r\nqui donc fait ce doux bruit - \r\npar terre dans nos chambres - \r\net là-haut sur le toit ? - - \r\n\r\nJ’entends leurs voix , j’entends leurs pas\r\nà l’heure - où la nuit va descendre... - \r\nJe me demande si Papa - \r\nles écoute aussi parfois ? - - \r\n\r\nSi les anges n’existent pas, - \r\nqui nous expliquera - \r\nd’où viennent les cheveux de soie - \r\nqui flottent le soir dans les bois ?
En Rêve, j’ai trouvé - Le joli, joli rêve - En rêve, j’ai trouvé - La clochette enchantée - Qui dit la vérité - - En rêve, j’ai trouvé - Etait-ce bien un rêve ? - En rêve, j’ai trouvé - Les miettes semées par le Petit Poucet - - En rêve, j’ai trouvé - L ’étrange, étrange rêve - La citrouille si grosseQui se change en carrosse - - Dans mon plus joli rêve - Au pied d’un blanc perron - J’ai trouvé Cendrillon - Ta pantoufle de vair
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J'ai vu fleurir le pêcher rose, - \r\nLe vieux pêcher noir et chenu. - \r\nIl rit sous le ciel ingénu, - \r\nIl rit de sa métamorphose. - \r\nLe mois d'avril est revenu : - \r\nJ'ai vu fleurir le pêcher rose, - \r\nLe vieux pêcher noir et chenu. - \r\nDevant le toit de tuiles roses, - \r\nUn oiseau gris parfois se pose - \r\nSur le bout d'un rameau ténu... - \r\nLe mois d'avril est revenu...
Araignée grise - \r\nAraignée d'argent - \r\nTon échelle exquise - \r\nTremble dans le vent.
Si les anges n’existent pas - \r\nqui donc fait ce doux bruit - \r\npar terre dans nos chambres - \r\net là-haut sur le toit ? - - \r\n\r\nJ’entends leurs voix , j’entends leurs pas\r\nà l’heure - où la nuit va descendre... - \r\nJe me demande si Papa - \r\nles écoute aussi parfois ? - - \r\n\r\nSi les anges n’existent pas, - \r\nqui nous expliquera - \r\nd’où viennent les cheveux de soie - \r\nqui flottent le soir dans les bois ?
J’ai tant regardé la rivière - \r\net le soleil - \r\net le doux ciel, - \r\nque j’ai lâché mon roseau vert. - \r\nIl est allé dans l’eau si claire, - \r\nil est allé jusqu’à la mer ! - - \r\nJ’ai voulu cueillir aussitôt - \r\nun autre roseau si beau, - \r\nmais je me suis coupée aux herbes, - \r\nmes cheveux ont traîné dans l’eau... - \r\n(Ah ! rendez-moi donc mon roseau - \r\net ma prairie et ma rivière !) - - \r\nJ’ai vu passer le fils du roi ; - \r\nil m’a dit : « Ma belle, pourquoi, - \r\nle long de la jolie rivière, - \r\npourquoi pleures-tu là ? » - \r\nHa ! Ha ! - \r\nC’était le fils du roi. - - \r\nIl m’a dit : « Viens avec moi, - \r\net si tu veux tu seras reine. - \r\nTu auras pour filer la laine - \r\nun rouet d’or, et un fuseau - \r\naussi léger qu’un os d’oiseau !» - - \r\nLas! je suis reine et prisonnière - \r\ndans un royaume merveilleux. - \r\nMon cœur, mon cœur a tant de peine, - \r\npleurez, pleurez, mes yeux. - \r\nOù sont mes sœurs et ma rivière ? - \r\nJ’ai perdu mon roseau vert.\r\n