Auteur

Louis Jean Népomucène Lemercier

A cet abattement que vous laissez paraître, - J'ai, s'il faut l'avouer, peine à vous reconnaître.
Terre où je n'ai plus rien que mon coeur puisse aimer, - Ouvre-toi! Dans tes flancs puissé-je m'abîmer!
Du crime ainsi toujours le crime ouvre la route.
La fortune souvent se plaît à seconder - Les coeurs audacieux qui s'en laissent guider.
Toujours de la discorde on jette la semence, - Lorsqu'aux nouveaux états on donne la naissance.
L'artifice souvent n'est qu'un soin malhabile; - S'il endort un soupçon, il en éveille mille.
Malheur à l'imprudent de qui la confiance. Attend de l'étranger quelque sûre alliance.
Je sens sur mon front mes cheveux se dresser.
Mépriser les bourreaux c'est se rendre invincible.
Rien n'est donc sûr pour nous sous l'empire céleste ?
Combien est rare un coeur de l'honneur seul épris !
Cassandre : Du crime ainsi toujours le crime ouvre la route.
Par l'horreur des tourments quelle âme n'est émue ?

Œuvres de Louis Jean Népomucène Lemercier

Agamemnon (1797)Agamemnon (1797), IV, 3Baudouin, empereur (1808)Charlemagne (1816)Charlemagne (1816), I, 4Charlemagne (1816), II, 5Clovis (1820), III, 1Frédégonde et Brunehaut (1821), I, 2Frédégonde et Brunehaut (1821), IV, 4La Démence de Charles VI (1820)La Démence de Charles VI (1820), II, 5