Auteur

Jean Racine

Il commande au soleil d'animer la nature, et la lumière est un don de ses mains; mais sa loi sainte, sa loi pure est le plus riche don qu'il ait fait aux humains.
Un poignard à la main, l'implacable Athalie - Au carnage animait ses barbares soldats, - Et poursuivait le cours de ses assassinats.
Animé d'un regard, je puis tout entreprendre: votre Ilion encor peut sortir de sa cendre; je puis, en moins de temps que les Grecs ne l'ont pris, dans ses murs relevés couronner votre fils.
Je viens, selon l'usage antique et solennel, - Célébrer avec vous la fameuse journée, - Où sur le mont Sina la loi nous fut donnée.
J'ai mendié la mort chez des peuples cruels - Qui n'apaisoient leurs dieux que du sang des mortels: - Ils m'ont fermé leur temple; et ces peuples barbares - De mon sang prodigué sont devenus avares.
Par le salut des Juifs, par ces pieds que j'embrasse, - Par ce sage vieillard, l'honneur de votre race, - Daignez d'un roi terrible apaiser le courroux.
Les vaisseaux sont tout prêts. J'ai moi-même ordonné - La suite et l'appareil qui vous est destiné.
Il y a de l'apparence qu'il disait vrai.
Ce fut pour moi une apparition agréable de voir entrer M. de Bonac dans mon cabinet.
Je vois que votre coeur m'applaudit en secret.
Ce livre fut reçu avec un applaudissement incroyable.
Ordonné qu'il sera fait rapport à la cour - Du foin que peut manger une poule en un jour: - Le tout joint au procès enfin, et toute chose - Demeurant en état, on appointe la cause - Le cinquième ou sixième avril cinquante-six.
Il (Corneille) aimait, il cultivait nos exercices. Il y apportait surtout cet esprit de douceur, d'égalité, de déférence même ...
Je vous conduis au temple où son hymen s'apprête; je vous ceins du bandeau préparé pour sa tête.
A combien de chagrins il faut que je m'apprête!
De ce temple profane osez-vous approcher?
Eloigné de ses yeux, j'ordonne, je menace, j'écoute vos conseils, j'ose les approuver; je m'excite contre elle, et tâche à la braver.
Ou plutôt contre lui, seigneur, je viens pour elle implorer votre appui.
Sur qui, dans son malheur, voulez-vous qu'il s'appuie?
Je ne crains que le nom que je laisse après moi. - Pour mes tristes enfants quel affreux héritage!
Je l'aime, non point tel que l'ont vu les enfers, volage adorateur de mille objets divers, qui va du dieu des morts déshonorer la couche; ...
Il vous fait de mon sort arbitre souveraine.
Hé quoi? Vous me jurez une éternelle ardeur, et vous me la jurez avec cette froideur?
Arrachons, déchirons tous ces vains ornements qui parent notre tête.
Entrons. C'est un secret qu'il leur faut arracher.

Œuvres de Jean Racine

A M. VitartAbrégé de l'Histoire de Port-RoyalAbrégé de l'histoire de Port Royal (édition posthume 1767)Alexandre le grand (1665)Alexandre le grand (1665), III, 2Andromaque (1667)Andromaque (1667), I, 1Andromaque (1667), I, 1, OresteAndromaque (1667), I, 1, PyladeAndromaque (1667), I, 2, PyrrhusAndromaque (1667), I, 4, AndromaqueAndromaque (1667), I, 4, PyrrhusAndromaque (1667), II, 1Andromaque (1667), II, 1, HermioneAndromaque (1667), II, 2, OresteAndromaque (1667), II, 5Andromaque (1667), II, 5, PyrrhusAndromaque (1667), III, 1Andromaque (1667), III, 1, OresteAndromaque (1667), III, 1, Pylade