Au joug depuis longtemps ils se sont façonnés: - Ils adorent la main qui les tient enchaînés.
Hélas! Ce peuple ingrat a méprisé ta loi; - La nation chérie a violé sa foi; - Elle a répudié son époux et son père, - Pour rendre à d'autres dieux un honneur adultère.
Ce coeur nourri de sang, et de guerre affamé - Malgré le faix des ans et du sort qui m'opprime, - Traîne partout l'amour qui l'attache à Monime, - Et n'a point d'ennemis qui lui soient odieux - Plus que deux fils ingrats que je trouve en ces lieux.
Catherine, malgré ses continuelles infirmités, affligeait son corps par des austérités continuelles.
Dans le fond de ton coeur je sais que tu me hais; - Tu voudras t'affranchir du joug de mes bienfaits.
Ce moment est venu: ma prompte obéissance va d'un roi redoutable affronter la présence.
Vous voulez bien que je vous fasse une petite critique sur un mot de votre dernière lettre. «Il en a agi avec toute la politesse du monde; il faut dire : il en a usé.»
Mais il ne s'agit plus de vivre, il faut régner.
Un moment a changé ce courage inflexible. - Le lion rugissant est un agneau paisible.
Les grâces de sa personne et les agréments de son esprit.
Il avait aguerri ses troupes dès longtemps par de continuels exercices.
Tout ce que la passion peut inspirer de plus violent et de plus aigre.
Pourquoi encore venir aigrir mon désespoir?
Seigneur, trop d'amertume aigrirait vos reproches.
Je n'ai trouvé que pleurs mêlés d'emportements. - Sa misère l'aigrit; et toujours plus farouche, - Cent fois le nom d'Hector est sorti de sa bouche.
Père injuste, cruel, mais d'ailleurs malheureux! ...
Lui qui me fut si cher, et qui m'a pu trahir! - Ah! je l'ai trop aimé pour ne le point haïr.
Puis-je ne point chérir l'heureuse occasion d'aller du sang troyen sceller notre union, et de laisser bientôt, sous Troie ensevelie, le déshonneur d'un nom à qui le mien s'allie?
Vaincu, chargé de fers, de regrets consumé, brûlé de plus de feux que je n'en allumai, tant de soins, tant de pleurs, tant d'ardeurs inquiètes...
Songez qu'un même jour leur ravira leur mère, - et rendra l'espérance au fils de l'étrangère, - à ce fier ennemi de vous, de votre sang, - ce fils qu'une amazone a porté dans son flanc, - cet Hippolyte...
Combien le trône tente un coeur ambitieux! - Un si noble présent me fit ouvrir les yeux.
Qu'à ce monstre à l'instant l'âme soit arrachée.
Je lui vouai dès lors une amitié sincère; je quittai mon pays, j'abandonnai mon père; sur moi par ce départ j'attirai son courroux; et pour tout dire enfin, je m'éloignai de vous.
Il faut que sur le trône un roi soit élevé, - qui se souvienne un jour qu'au rang de ses ancêtres - Dieu l'a fait remonter par la main de ses prêtres, - l'a tiré par leur main de l'oubli du tombeau, - et de David éteint rallumé le flambeau.
Elle reçut le viatique avant tant de marques de paix, de ferveur et d'anéantissement.
Œuvres de Jean Racine
A M. VitartAbrégé de l'Histoire de Port-RoyalAbrégé de l'histoire de Port Royal (édition posthume 1767)Alexandre le grand (1665)Alexandre le grand (1665), III, 2Andromaque (1667)Andromaque (1667), I, 1Andromaque (1667), I, 1, OresteAndromaque (1667), I, 1, PyladeAndromaque (1667), I, 2, PyrrhusAndromaque (1667), I, 4, AndromaqueAndromaque (1667), I, 4, PyrrhusAndromaque (1667), II, 1Andromaque (1667), II, 1, HermioneAndromaque (1667), II, 2, OresteAndromaque (1667), II, 5Andromaque (1667), II, 5, PyrrhusAndromaque (1667), III, 1Andromaque (1667), III, 1, OresteAndromaque (1667), III, 1, Pylade