- Quelle est votre ambition dans la vie? - - Devenir immortel et mourir.
Auteur
Jean-Luc Godard
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· biographie ↗
C'est formidable le cinéma. On voit des filles avec des robes. Le cinéma arrive et on voit leurs culs...
Il y a le visible et l'invisible. Si vous ne filmez que le visible, c'est un téléfilm que vous faites.
Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d'autre chose? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.
La photographie, c'est la vérité et le cinéma, c'est vingt-quatre fois la vérité par seconde...
Le cinéma n'a jamais fait partie de l'industrie du spectacle, mais de l'industrie des cosmétiques, de l'industrie des masques, succursale elle-même de l'industrie du mensonge.
On se goinfre de progrès. En une minute, on peut appeler Bogota. D'abord, c'est faux. Ensuite on ne sait qui appeler ni quoi dire.
Quand j'entends le mot culture, je sors mon carnet de chèques.
La télé, c'est l'éphémère; le cinéma, lui, fabrique des souvenirs...
Eh bien moi, c'est aux films de Verneuil que je ne comprends rien!
Les Américains veulent envahir car ils n'ont pas d'histoire.
Le cinéma est la plus belle escroquerie du monde.
Que fait Paul ? Il est photographe ambulant. Autrement dit, la nuit, il mitraille avec un flash les passants sur le boulevard.
On m'accuse de faire des films en franc-tireur. Mais c'est justement pour ça: je pars en reconnaissance. Un missionnaire, c'est avant tout un explorateur, donc un cinéaste.
Les volcans, c'est très simple, raconte Haroun Tazieff. A six mètres, on ne sent rien. A quatre mètres, on a chaud. A deux mètres, on brûle.
La télévision fabrique de l'oubli, alors que le cinéma fabriquait des souvenirs.
Le cinéma, ce n'est pas une reproduction de la réalité, c'est un oubli de la réalité. Mais on si enregistre cet oubli, on peut alors se souvenir et peut-être parvenir au réel.
Hitchcock, c'était un voyant . Il voyait ses films avant de les écrire.
Le cinéma, c'est l'enfance de l'art.
La solitude n'est pas l'isolement. On est toujours deux en un. Il y a les autres en soi.
Dans tous ses films, et dans Orphée en particulier, Jean Cocteau nous prouve inlassablement que pour savoir faire du cinéma, il nous faut retrouver Méliès, et que pour ça, pas mal d'années Lumière sont encore nécessaires.
On ne pense pas en faisant un film. Un peintre, un peu... encore que pas beaucoup. Et les trois quarts des peintres sont idiots et ivrognes. Un romancier, pas du tout : il doit tout penser. Ce n'est pas du tout la même chose.
Au cinéma on ne pense pas. On est pensé. On organise, on est, on participe par les mains les bras, la manière dont on met une camera, dont on dit à quelqu'un de faire ceci... mais on pense assez peu.
Il y avait un peu un mépris de la pensée. Les Cahiers ont été les premiers sous l'influence des philosophes français à un peu apporter ceci, à dire : N'oublions pas qu'on pense avec le cinéma quand on en fait.
Les Français sont des scénaristes à idées et en général ça fait des films infects.
Œuvres de Jean-Luc Godard
Dans Le Monde, 10 juin 2014.Dans les Cahiers du cinéma.Film Le MéprisFrance Culture, A voix nue, 1 décembre 1989.France Culture, A voix nue, 23 novembre 1989.France Culture, A voix nue, 27 novembre 1989.France Culture, A voix nue, 28 novembre 1989.France Culture, A voix nue, 29 novembre 1989.Godard par Godard (2002)Hollywood contre BillancourtJean-Luc Godard par Jean-Luc Godard (1985)Propos rapportés par Bertrand Poirot-Delpech dans Le Monde, 6 août 1976.