Le cinéma est la plus belle escroquerie du monde.
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Hitchcock, c'était un voyant . Il voyait ses films avant de les écrire.
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Le cinéma, ce n'est pas une reproduction de la réalité, c'est un oubli de la réalité. Mais on si enregistre cet oubli, on peut alors se souvenir et peut-être parvenir au réel.
Au cinéma on ne pense pas. On est pensé. On organise, on est, on participe par les mains les bras, la manière dont on met une camera, dont on dit à quelqu'un de faire ceci... mais on pense assez peu.
Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d'autre chose? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.
Avec Hitchcock, les gens ont été contents de redécouvrir que le cinéma avait encore cette puissance extraordinaire que rien n'égalait.
Dans la même œuvre
Que fait Paul ? Il est photographe ambulant. Autrement dit, la nuit, il mitraille avec un flash les passants sur le boulevard.
La télévision fabrique de l'oubli, alors que le cinéma fabriquait des souvenirs.
Le cinéma, c'est l'enfance de l'art.
La solitude n'est pas l'isolement. On est toujours deux en un. Il y a les autres en soi.
Dans tous ses films, et dans Orphée en particulier, Jean Cocteau nous prouve inlassablement que pour savoir faire du cinéma, il nous faut retrouver Méliès, et que pour ça, pas mal d'années Lumière sont encore nécessaires.