Où peut-on être mieux - Qu'au sein de sa famille?
Auteur
Jean-François Marmontel
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Il n'est pas permis à tous les hommes d'être grands, mais ils peuvent tous être bons.
Je ne puis que souhaiter, dit Clarice, que la philosophie devienne à la mode, je ne serai pas la dernière à la suivre, comme je ne dois pas être la première à l'afficher.
Il serait à souhaiter que chacun fît son épitaphe de bonne heure, qu'il la fît la plus flatteuse qu'il est possible, et qu'il employât toute sa vie à la mériter.
Elle feignit un mal de tête, et l'on sait qu'un mal de tête pour une jolie femme est une manière civile de congédier les importuns.
La plupart des grandes pensées prennent le tour de l'antithèse, soit pour marquer plus vivement les rapports de différence et d'opinion, soit pour rapprocher les extrêmes.
Voyez un peu ce cou d'ivoire s'arrondir sur ces belles épaules.
A ces mots la consternation se répandit sur tous les visages.
Un écrivain, qui a de l'oreille et assez d'art pour donner à son style le mouvement de la pensée ou du sentiment qu'il exprime, saura bien varier encore la coupe et le rythme du vers.
Quand nos doigts engourdis de froid ne pouvaient plus tenir la plume, la flamme de la lampe était le seul foyer où nous pouvions les dégourdir.
J'étais encore dans le salon voisin à attendre sa délivrance, lorsque ma belle-mère vint me dire: venez embrasser votre femme et la sauver du désespoir; votre enfant est mort en naissant.
Les nouveautés ont ce désavantage qu'on y va moins en spectateur qu'en critique.
Son regard en dessous observait tout avec une ombrageuse attention.
Pour dérober Piccini aux distractions de Paris, je l'engageai à venir travailler près de moi dans ma maison de campagne.
Mon esprit et mon âme tombèrent languissants comme les voiles d'un navire auquel tout à coup manque le vent qui les enflait.
Il est bien difficile d'être aussi fortuné sans un peu d'étourdissement.
Le plus libéral, le plus imprévoyant des hommes avait, pour ses véritables amis, le défaut de ne jamais vouloir écouter leurs avis sur l'article de sa dépense.
Quand l'âge vient, l'amour nous laisse: - C'est une loi qu'il faut subir. - La jeunesse aime la jeunesse, - Comme la rose le zéphir.
J'étais jeune, assez jolie; - On m'aimait à la folie. - Eh bien, l'on ne m'aime plus. - Faut-il que je me désole? - Non, non Ie temps qui s'envole, - Rit de nos voeux superflus.
C'est un état bien pénible, - Que celui d'un jeune coeur, - D'un coeur timide et sensible - Que fait taire la pudeur.
Je me sens le coeur tressaillir, - Quand je vois deux amants s'aimer avec tendresse. - On ne médit de la jeunesse, - Que par le chagrin de vieillir.
Vous m'aimerez de même. - Cela vient de soi-même, - Du soir au lendemain. - Pour obtenir le coeur, il faut avoir la main.
Je ne dis pas quel objet - Le ciel destine à me plaire. - Aimer n'est pas un projet; - C'est l'instant qui nous éclaire.
Le grand art d'être utile aux hommes, c'est de tourner les plaisirs au profit des moeurs.
Le bonheur des ingrats enhardit leur audace. Vaincu l'on m'implorait, vainqueur on me menace.
Œuvres de Jean-François Marmontel
Bélisaire (1767)Contes moraux (1761)Denys le tyran (1748), I, 2Eléments de littérature (1787)Epître à monsieur de VoltaireLa Fausse magie (1775)La Fausse magie (1775), I, 4Le Huron (1768), IILucile, opéra sur une musique de Grétry (1769)MémoiresMémoires d'un père pour servir à l'instruction de ses enfants (1800)OeuvresRéflexions sur la tragédie