Auteur

Jean Anouilh

Les hommes, c'est comme les chiens, ça mord parce que ça a peur.
Je le sais qu'il n'y a pas de bon Dieu ... mais quand on est un homme, on fait semblant!
Ceux qu'on aime, on voudrait qu'ils vous doivent tout.
Tout le monde est putain, quand on n'aime pas.
S'il fallait avoir de l'estime pour tous les gens avec qui on dîne, il n'y aurait plus de réunions mondaines possibles...
Et je crois que Dieu pardonnera à tout le monde, sauf aux médiocres.
... on n'est jamais trop cruel avec les imbéciles.
... les vraies révolutions sont lentes et elles ne sont jamais sanglantes. Le sang, c'est toujours pour payer la hâte de quelques hommes ... pressés de jouer leur petit rôle.
Les femmes ont toujours pitié des blessures qu'elles n'ont pas faites elles-mêmes.
Il est très difficile de s'élever au-dessus de certains médiocres et de conserver leur estime.
Si les hommes se donnaient pour oublier le centième du mal qu'ils se donnent pour se souvenir, je suis certain que le monde serait depuis longtemps en paix.
Au combat, tout le monde a peur. La seule différence est dans la direction qu'on prend pour courir.
Oui, je me demande parfois si l'homme, tout bien pesé, n'a pas fait faire à la connaissance un énorme pas en arrière en renonçant à l'imagination et à la poésie comme moyens d'investigation scientifique...
La concupiscence est plus rare que ne se l'imaginent les vieilles filles.
(Vivre) est un métier comme un autre, cela s'apprend!
Il y a des fidélités qui ne sont qu'à soi-même.
Nous pouvons tout être, bien sûr. C'est une tentation. Mais c'est le meilleur moyen de n'être rien ... .
Eh bien, tu verras en grandissant ... que dans la vie, même quand ça a l'air d'être sérieux, ce n'est tout de même que du guignol. Et qu'on joue toujours la même pièce.
Dieu nous garde des hommes sincères! Ils font autant de bêtises que les autres - tout le monde en fait - et ils vous empoisonnent la vie...
On ne doit jamais battre une femme - même avec une fleur!
C'est peu de chose les mots - on ne sait jamais même si l'autre les entend ...
C'est curieux les dames! Il faut toujours se demander si on les a rendues heureuses...
Tu sais, c'est toujours dur à porter la jeunesse. Un sale moment à passer, quoi! avant d'admettre les choses comme elles sont...
On n'est vieux que le jour où on le décide.
Franchir la porte, c'est tout un monde, mais, en fait, il suffit de faire un pas.

Œuvres de Jean Anouilh

A un journaliste.Antigone (1942)Antigone (1942), 3, Antigone à CréonAntigone (1942), AntigoneAntigone (1942), Le gardeArdèle ou la MargueriteArdèle ou la Marguerite (1948)Ardèle ou la Marguerite, Le ComteBecket ou l'Honneur de DieuBecket ou l'Honneur de Dieu (1959)Chers ZoiseauxColombeColombe (1951)Cécile ou l'école des pèresCécile ou l'école des pères (1952), Monsieur OrbasEurydice (1942)Fables (1962), La disputeFables (1962), Le chat bourgeoisL'Alouette (1953)L'Hermine (1931)