Auteur

Jack London

Le plus souvent, quand un homme ne fait rien, il s'agit d'un critique.
Il n'est rien qu'on ne résolve. Tout est dans le mouvement. Ce qui ne bouge pas meurt, et nous ne sommes pas morts.
Notre civilisation tant vanté est née dans le sang, est imbibée de sang, et ni vous, ni moi, ni personne ne pouvons échapper à cette tache écarlate.
Il définissait les socialistes comme des révolutionnaires qui luttent pour renverser la société irrationnelle d'aujourd'hui, afin de construire avec ses matériaux la société rationnelle de l'avenir.
Mais, après tout la richesse ne constitue pas le vrai pouvoir par elle-même; elle est le moyen d'obtenir le pouvoir, qui est gouvernemental par essence.
L'éducation est la seule différence qui existe entre l'homme d'aujourd'hui et celui d'il y a dix mille ans. Sous le faible vernis de moralité dont il a enduit sa peau, il est resté le même sauvage qu'il était il y a cent siècles.
La moralité est une création sociale, qui s'est agglomérée au cours des âges. Mais le nourrisson deviendra un sauvage si on ne l'éduque, si on ne lui donne un certain vernis de cette moralité abstraite qui s'est accumulée le long des siècles.
Il n'y a pas de mort absolue. L'esprit est la vie, et l'esprit ne saurait mourir.
L'amour ne peut pas faiblir. S'il trébuche en chemin et s'effondre comme une chiffe, c'est que ce n'était pas de l'amour.
Tout, dans ce bas monde, peut aller à vau-l'eau, sauf l'amour... L'amour, à moins d'être débile et chancelant, doit triompher.
Il collectionna de la même façon des phrases parlées, des phrases mordantes comme de l'acide, ou brûlantes comme une flamme, d'autres suaves, lumineuses et fraîches comme des sources d'eaux vives dans le désert aride du langage conventionnel.
J'ai parlé avec des capitaines d'industrie dans des hôtels, des clubs, des maisons particulières, des compartiments de chemin de fer, sur des ponts de paquebot, et j'ai été ébahi du peu de chemin qu'ils avaient parcouru dans le royaume de l'esprit.
Telle est ma vision. J'aspire à un temps où l'homme aura une perspective plus haute et plus vaste que son ventre.
Je crois que la douceur spirituelle et la générosité finiront par avoir raison de la grossière gloutonnerie actuelle.
Toutes les grandes intelligences, les plus grands penseurs par exemple, se fient aux spécialistes.
Il y a trop de spécialités, pour qu'un seul homme puisse, en une seule existence, en posséder à fond une seule miette.
Tout peut s'en aller à vau-l'eau dans ce monde, sauf l'amour. L'amour ne peut pas faiblir. S'il trébuche en chemin et s'effondre comme une chiffe, c'est que ce n'était pas de l'amour.
Si je n'aime pas une chose, je ne l'aime pas, voilà tout ; et rien au monde ne me fera l'aimer, parce que la grande majorité de mes contemporains l'aime, ou fait semblant de l'aimer. Mes goûts et mes aversions ne suivent pas la mode.
Et au moment même où il le sut, il cessa de le savoir.
La beauté est vivante et elle est éternelle. Et les langues passent. C'est la poussière des morts.
L'amour naquit sur la terre avant la parole ; son cours, ses atteintes et ses manifestations, son éternellement les mêmes.
Puisque lutter c'est vivre et que vivre c'est souffrir.
La vie n'est, je crois, qu'une gaffe et une honte.
L'amour est-il donc chose si matérielle qu'on doive le nourrir de réclames et de popularité ?
Les prétendues vérités de la vie sont fausses. Elles sont des mensonges essentiels qui la rendent possible.

Œuvres de Jack London

Ce que la vie signifie pour moi (1906)Croc-Blanc (1906)En pays lointain (1899)L'Appel de la forêt (1903)La Petite Dame dans la grande maison (1916)Le Cabaret de la dernière chance (1913)Le Peuple de l'abîme (1903)Le Talon de fer (1908)Le Vagabond des Etoiles (1915)Martin Eden (1909)