Rien n'est beau que le faux, le faux seul est aimable.
Auteur
Henry de Montherlant
472 citations · citations de Henry de Montherlant sur Dicocitations ↗
· biographie ↗
La fidélité n'est pas dans les actes mais dans le coeur. A telle petite écorchure on croit qu'on peut arracher la croûte impunément ; et on le fait, mais, des heures après la blessure, cela se remet à saigner.
On ne comprend rien à la vie, tant qu'on n'a pas compris que tout y est confusion.
Cent fois nous avons des pressentiments. Quatre-vingt-dix-neuf fois ils se révèlent faux, mais une fois tombe juste ; alors nous prenons des airs, nous disons qu'il y a des choses mystérieuses.
C'est une grande erreur, que faire une confiance illimitée à la méchanceté des hommes : il est rare qu'ils nous fassent tout le mal qu'ils pourraient.
Ils attendent de lui quelque chose, et cessent donc d'être révoltés. On ne se révolte que contre cela dont on n'attend rien.
On ne se révolte que contre cela dont on n'attend rien.
Vous me dites que vous souffrez. Cela vous tiendrait lieu d'oraison, si vous n'en aviez pas d'autre. La souffrance est l'oraison de ceux qui ne pensent ni ne prient.
De tous temps, les romanciers ont fait des phrases sur le décor où se rencontrent leurs amoureux ; mais il n'y a qu'eux, romanciers, qui voient les détails de ce décor ; les amoureux n'en voient rien, engloutis qu'ils sont dans la bouillie pour les chats.
Je hais le vice et le crime. Mais, en regard de la naïveté, je crois que je préfère encore le vice et le crime.
La bêtise humaine consiste à avoir beaucoup d'idées, mais des idées bêtes.
La femme se fait telle que la veut l'homme. L'ennui est que l'homme sait rarement ce qu'il veut. De là beaucoup de drames.
Loué soit celui qui rit de lui-même, sans que ce soit pour prévenir le rire des autres.
La vie n'a qu'un sens : y être heureux. Si la vie n'est pas synonyme de bonheur, autant ne pas vivre.
Les jeunes gens, n'ayant pas la force, simulent le cynisme, qui leur paraît preuve de force. Les hommes mûrs, ayant la force, simulent l'altruisme, pour faire avaler leur force.
En permettant aux uns de duper les autres, la naïveté est un élément trop capital du bonheur humain, pour qu'on ne lui doive pas de l'indulgence.
La vraie force du style est dans le sentiment.
Cette maladie de vouloir faire partager ses idées. Et ce fléau.
Allez donc faire abandonner à l'homme de la rue une idée qu'il juge difficile à comprendre et qu'il croit avoir comprise.
L'odeur est l'intelligence des fleurs.
Les hommes ne peuvent s'entendre que sur des préjugés.
Il ne faut jamais demander aux êtres de ne pas mentir. Et il ne faut jamais leur en vouloir de mentir.
On reconnaît l'homme libre à ce qu'il est attaqué simultanément ou successivement par les partis opposés.
Une femme qui se vend, contre des promesses, est moins vile que celui qui les lui fait, si elles sont fausses.
Les gens s'étonnent toujours que vous ne quittiez pas Paris l'été, sans comprendre que c'est précisément parce qu'ils le quittent que vous y restez.
Œuvres de Henry de Montherlant
Carnets (1957)Carnets (1957), années 1930 à 1944Carnets (1957), du 19 septembre 1930 au 26 avril 1932Carnets 1930-1944 (1957)Carnets XIX à XXI, du 19 Septembre 1930 au 26 avril 1932Chant funèbre pour les morts de VerdunDans Le Suicide de Pierre Moron.Demain il fera jour (1949)Don Juan, IV, 1Essais (1963)Fils de personne (1943)L'Equinoxe de septembre (1938)La Guerre civile (1965)La Jeunesse d'Alban de Bricoule, Le Songe (1922)La Jeunesse d'Alban de Bricoule, Les Bestiaires (1926)La Mort qui fait le trottoir (1956), II, 4, Don JuanLa Mort qui fait le trottoir (Don Juan) (1956)La Mort qui fait le trottoir (Don Juan) (1956), ILa Mort qui fait le trottoir (Don Juan) (1956), IILa Mort qui fait le trottoir (Don Juan) (1956), III