Auteur

Guillaume Amfrye, abbé de Chaulieu

La mort est simplement le terme de la vie, - De peines ni de biens elle n'est point suivie.
Pour mon arrière saison, - Je ne vois et n'envisage, - Que le malheur d'être sage.
Ni la faiblesse - De l'âge, ni sa froideur, - Ne peut rien sur la tendresse - Des sentiments de mon coeur.
Tel Epoux de bonne mine, - De grand air, de taille fine, - Pour les combats d'amour paroissait un trésor - Dont l'Epouse en confidence - Dit, après l'expérience: - Tout ce qui reluit n'est pas or.
Qui veut aller trop loin, Prince souvent recule; - Modère un peu ton amoureuse ardeur - Pour avoir la valeur d'Hercule, - On n'est pas obligé d'en avoir la vigueur.
A présent l'expérience m'apprend que la jouissance de nos biens les plus parfaits ne vaut pas l'impatience ni l'ardeur de nos souhaits.
Je touche aux derniers moments - De mes plus belles années; - Et déjà de mon printemps - Toutes les fleurs sont fanées. - Je regarde et n'envisage, - Pour mon arrière-saison, - Que le malheur d'être sage - Et l'inutile avantage - De connaitre la raison.
La mort est simplement le terme de la vie ; - De peines ni de biens elle n'est point suivie : - C'est un asile sûr, c'est la fin de nos maux, - C'est le commencement d'un éternel repos.

Œuvres de Guillaume Amfrye, abbé de Chaulieu

Epître à Mme la duchesse de BouillonOde à Monseigneur de Vendôme, octobre 1715Poésie diverse, X, A la maison de SilvieSur la goutteSur la première attaque de goutte que j'eu en 1695