Il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, et la France est sauvée.
Auteur
Georges Jacques Danton
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Est-ce qu'on emporte la patrie à la semelle de ses souliers?
Tu montreras ma tête au peuple, elle en vaut bien la peine.
Ma demeure sera bientôt dans le néant, quant à mon nom, vous le trouverez dans le panthéon de l'histoire.
Après le pain, l'éducation est le premier besoin d'un peuple.
La vérité, l'âpre vérité.
Nous deviendrons tous poètes, nous allons tous faire des vers...
C'est singulier, le verbe guillotiner ne peut pas se conjuguer dans tous ses temps ; on peut bien dire : Je serai guillotiné, tu seras guillotiné, mais on ne dit pas : J'ai été guillotiné.
Une nation se sauve, elle ne se venge pas.
Que la pique du peuple brise le sceptre des rois.
Si je pouvais laisser mes couilles à Robespierre, cela durerait encore un peu.
Après le pain, l'éducation est le premier besoin du peuple.
Que devons-nous aux décrets ?- L'obéissance et le respect. Mais rien ne peut nous ôter le droit de montrer dans des pétitions, les sentiments qu'on a pour tels ou tels décrets.
Mais, citoyens, imposer les riches, c'est les servir ; c'est un véritable avantage pour eux qu'un sacrifice considérable ; plus le sacrifice sera grand sur l'usufruit, plus le fonds de la propriété est garanti contre l'envahissement des ennemis.
Que le riche paye, puisqu'il n'est pas digne, le plus souvent, de combattre pour la liberté ; qu'il paye largement et que l'homme du peuple marche dans la Vendée.
C'est dans les écoles nationales que l'enfant doit sucer le lait républicain. La République est une et indivisible. L'instruction publique doit aussi se rapporter a ce centre d'unité.
La nature m'a donné en partage les formes athlétiques, et la physionomie âpre de la liberté.
Dans la première Assemblée constituante, Marat n'était ni moins terrible aux aristocrates, ni moins odieux aux modérés. Eh bien ! Marat y trouva des défenseurs il disait aussi que la majorité était mauvaise, et elle l'était.
Il est bien satisfaisant, messieurs, pour les ministres d'un peuple libre, d'avoir à lui annoncer que la patrie va être sauvée. Tout s'émeut, tout s'ébranle, tout brûle de combattre ! (…) Le tocsin qu'on va sonner n'est point un signal d'alarme, c'est la charge sur les ennemis de la patrie. Pour les vaincre, il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, et la France sera sauvée !
Nous avons, dit-il, fait plusieurs fois l'expérience que tel est le caractère français qu'il faut des dangers pour retrouver toute son énergie. Eh bien, ce moment est arrivé ! Oui, il faut le dire à la France entière ; si vous ne volez pas au secours de vos frères de la Belgique, si Dumouriez est enveloppé, si son armée était obligée de mettre bas les armes, qui peut calculer les malheurs incalculables d'un pareil évènement. La fortune publique anéantie, la mort de 600 000 français pourrait en être la suite. Citoyens, vous n'avez pas une minute à perdre !
Vos dissensions sont nuisibles. Vos discussions sont misérables. Battons l'ennemi et ensuite nous disputerons. Eh ! Que m'importe, pourvu que la France soit libre, que mon nom soit flétri ! J'ai consenti à passer pour un buveur de sang ! Buvons le sang des ennemis de l'humanité, mais enfin que l'Europe soit libre ! Remplissez vos destinées, point de passions, point de querelles, suivons la vague de la Liberté !
Il est temps de rétablir ce grand principe qu'on semble méconnaître : que les enfants appartiennent à la République avant d'appartenir à leurs parents. Personne plus que moi ne respecte la nature. Mais l'intérêt social exige que là seulement doivent se réunir les affections.
Je ne suis point de cette foule d'hommes d'État qui ignorent qu'on ne compose pas avec les tyrans, qui ignorent qu'on ne frappe les rois qu'à la tête, qui ignorent qu'on ne doit rien attendre de ceux de l'Europe que par la force de nos armes ! Je vote la mort du tyran
Je demande si vous n'avez pas voté à la majorité absolue seulement la république, la guerre ; et je demande si le sang qui coule au milieu des combats ne coule pas définitivement ? Les complices de Louis n'ont-ils pas subi immédiatement la peine, sans aucun recours au peuple, et en vertu de l'arrêt d'un tribunal extraordinaire ? Celui qui a été l'âme de ces complots mérite-t-il une exception
Je vous l'avouerai citoyens, je croyais qu'il s'agissait d'une tragédie que vous devez donner en spectacle à toute l'Europe. Je croyais qu'aujourd'hui vous deviez faire tomber la tête du tyran et c'est d'une misérable comédie dont vous vous occupez
Œuvres de Georges Jacques Danton
Dans le Journal d'Aimée de Coigny.DiscoursDiscours le 16 janvier 1793Discours prononcé le 2 septembre 1792 à l'Assemblée législative.Discours sur l’Éducation, 13 août 1793 , Discours civiques de Danton.Discours à l'Assemblée législative, 13 août 1793.Discours à la Convention, 4 octobre 1792.Discours, pour un nouvel impôt et de nouvelles levées, 27 avril 1793.Discours, pour un nouvel impôt relatif à l'envoi de troupes en Vendée, 8 mai 1793.Discours, sur l'instruction publique, 12 décembre 1793.Discours, sur le droit de pétition, 15 juillet 1791.In Derniers momens des plus illustres personnages français: condamnés à mort ... De Léon ThiesséIn Histoire socialiste de la révolution française de Jean JaurèsLe 12 décembre 1793, discours sur l'instruction publique à la ConventionLe 8 mars 1793 à la tribuneLe 9 mars 1793 à la tribuneLors de son installation en tant que substitut procureur de la commune de paris, 20 janvier 1792.Mot que lui prêtent quelques historiens et qu’il aurait dit aux CordeliersPar cette phrase, Danton condamnait l'attitude des émigrés.Paroles que Danton adressa au bourreau avant de mourir sur la guillotine.