Œuvre

Discours le 16 janvier 1793

Je ne suis point de cette foule d'hommes d'État qui ignorent qu'on ne compose pas avec les tyrans, qui ignorent qu'on ne frappe les rois qu'à la tête, qui ignorent qu'on ne doit rien attendre de ceux de l'Europe que par la force de nos armes ! Je vote la mort du tyran
Je demande si vous n'avez pas voté à la majorité absolue seulement la république, la guerre ; et je demande si le sang qui coule au milieu des combats ne coule pas définitivement ? Les complices de Louis n'ont-ils pas subi immédiatement la peine, sans aucun recours au peuple, et en vertu de l'arrêt d'un tribunal extraordinaire ? Celui qui a été l'âme de ces complots mérite-t-il une exception
Je vous l'avouerai citoyens, je croyais qu'il s'agissait d'une tragédie que vous devez donner en spectacle à toute l'Europe. Je croyais qu'aujourd'hui vous deviez faire tomber la tête du tyran et c'est d'une misérable comédie dont vous vous occupez