Auteur

Georges Brassens

Un p'tit coin d'parapluie - Contre un coin d'paradis - Elle avait quelque chos' d'un ange - Un p'tit coin d'paradis - Contre un coin d'parapluie - Je n'perdais pas au chang', pardi.
Ding ding dong, les matines sonnent - En l'honneur de notre bonheur - Ding ding dong, faut l'dire à personne - J'ai graissé la patte au sonneur.
J'aime mieux m'amuser tout seul, crénom de nom! Je suis celui qui reste à l'écart des partouzes.
C'est dans un char à boeufs, s'il faut parler franc, - Tiré par les amis, poussé par les parents, - Que les vieux amoureux firent leurs épousailles - Après long temps d'amour, long temps de fiançailles.
Toi l'étranger quand tu mourras - Quand le croqu'mort t'emportera - Qu'il te conduise à travers ciel - Au père éternel.
Au village, sans prétention, - J'ai mauvaise réputation; - Qu' je m' démène ou qu' je reste coi - Je passe pour un je-ne-sais-quoi.
D'autant plus vaine était leur crainte, - Que le gorille est un luron - Supérieur à l'homme dans l'étreinte, - Bien des femmes vous le diront ! - Gare au gorille !...
Tout le restant m'indiffère, - J'ai rendez-vous avec vous!
Alors toutes tes fredaines, - Guilledous et prétentaines, - Tes écarts, tes grands écarts, - Te seront pardonnés, car - Les filles quand ça dit Je t'aime, - C'est comme un second baptême, - Ca leur donne un coeur tout neuf, - Comme au sortir de son oeuf.
On effeuilla vingt fois la marguerite, - Elle tomba vingt fois sur «pas du tout». - Et notre pauvre idylle a fait faillite, - Il est des jours où Cupidon s'en fout. - Il est des jours où Cupidon s'en fout.
Est-ce trop demander: sur mon petit lopin, - Plantez, je vous en prie, une espèce de pin - - Pin parasol de préférence - - Qui saura prémunir contre l'insolation - Les bons amis venus faire sur ma concession, - D'affectueuses révérences.
Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on - Est plus de quatre on est une bande de cons.
Nul n'y contestera tes droits - Tu pourras crier \"Vive le roi!\" - Sans intrigue - Si l'envie te prend de changer - Tu pourras crier sans danger - \"Vive la Ligue!\"
O vous, les arracheurs de dents - Tous les cafards, les charlatans - Les prophètes - Comptez plus sur oncle Archibald - Pour payer les violons du bal - A vos fêtes.
Gloire au premier venu qui passe et qui se tait - Quand la canaille crie «haro sur le baudet»! - Et gloire a don Juan pour ses galants discours - A celle a qui les autres faisaient jamais la cour! - Cette fille est trop vilaine, il me la faut.
O n'insultez jamais une verge qui tombe! - Ce n'est pas leur principe, ils crient sur tous les tons - Que l'une de mes deux est déjà dans la tombe - Et que l'autre à son tour file un mauvais coton.
Du temps que je vivais dans le troisième dessous, - Ivrogne, immonde, infâme, - Un plus soûlaud que moi, contre une pièce de cent sous, - M'avait vendu sa femme.
Tout est bon chez elle, y a rien à jeter, - Sur l'île déserte il faut tout emporter.
Le temps ne fait rien à l'affaire, - Quand on est con, on est con.
Le veuf toujours en deuil, le veuf - Inconsolable, inconsolable.
Sans ses proches voisins, les pires gens qui soient, - Des roseaux mal pensant, pas même des bambous.
Chez l'épicier, pas d'argent, pas d'épices, - Chez la belle Suzon, par d'argent, pas de cuisse.
Avant de chanter - Ma vie, de faire des - Harangues, - Dans ma gueule de bois - J'ai tourné sept fois - Ma langue...
Comme jadis a fait un roi, - Il serait bien fichu, je crois, - De donner le trône et le reste - Contre un seul cheval camarguais - Bancal, vieux, borgne, fatigué, - C'est un modeste.
Ses fluctuat nec mergitur - C'était pas de la littérature, - N'en déplaise aux jeteurs de sort, - Aux jeteurs de sort, - Son capitaine et ses matelots - N'étaient pas des enfants de salauds, - Mais des amis franco de port, - Des copains d'abord.

Œuvres de Georges Brassens

A propos d'Armand Robin.Chanson pour l'Auvergnat (1954)Cupidon s'en fout (1976)Dans l'eau de la claire fontaineDernières chansons (1982), L'andropauseDiscours des fleursEmbrasse-les tous (1960)Fernande (1972), A l'ombre des marisIl suffit de passer le pont (1953)Je suis un voyou (1954)L'ancêtre (1969)L'andropauseLa Marche nuptialeLa Mauvaise Réputation (1953)Le Gorille (1952)Le Pluriel.Le Vent (1953), Il n'y a pas d'amour heureuxLe Vent (1953), J'ai rendez-vous avec vousLe parapluie (1952)Le temps ne fait rien à l'affaire (1961)