Un anarchiste est un homme qui traverse scrupuleusement entre les clous, parce qu'il a horreur de discuter avec les agents.
Auteur
Georges Brassens
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Le pluriel ne vaut rien à l'homme - Et sitôt qu'on - Est plus de quatre - On est une bande de cons.
Le temps ne fait rien à l'affaire; quand on est con, on est con.
L'encre des billets doux pâlit vite entre les feuillets des livres de cuisine.
L'arc-en-ciel qui dure un quart d'heure - Personne ne l'admire plus.
Trouver son père sympathique, - C'est pas automatique. - Avoir un fils qui nous agrée, - Ce n'est pas assuré.
Le cocu, d'ordinaire, on le choie, on le gâte.
La vie, c'est toujours amour et misère - La vie, c'est toujours les mêmes chansons.
Moi, mon colon, celle que je préfère, c'est la guerre de 14-18.
C'est à travers de larges grilles,
Que vienne le temps - Du vin coulant dans la Seine, - Les gens par milliers - Courront y noyer - Leur peine - ... - En guise de sang - O noblesse sans - Pareille, - Il coule en mon coeur - La chaude liqueur - Des treilles.
Le meilleur vin n'est pas nécessairement le plus cher, mais celui qu'on partage.
Le véritable anarchiste marche toujours entre les clous, parce qu'il a horreur de discuter avec les flics.
Le jour du quatorze juillet - Je reste dans mon lit douillet - La musique qui marche au pas - Cela ne me regarde pas.
Il avait pris l'habitude tous les soirs de téléphoner au commissariat de son quartier. Il demandait le commissaire, déclinait son identité, donnait son adresse et disait: «Monsieur, j'ai l'honneur de vous déclarer que vous êtes un con.»
Dans l'eau de la claire fontaine - Elle se baignait toute nue. - Une saute de vent soudaine - Jeta ses habits dans les nues.
Avec le pampre de la vigne, - Un bout de cotillon lui fit, - Mais la belle était si petite - Qu'une seule feuille a suffi.
L'amitié n'exige rien en échange, que de l'entretien.
Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics - Bancs publics, bancs publics - En s'fouttant pas mal du regard oblique - Des passants honnêtes.
Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics - Bancs publics, bancs publics - En s'disant des «Je t'aime» pathétiques - Ont des p'tites gueule bien sympatiques.
Qu'il me pardonne ou non - D'ailleurs, je m'en fous - J'ai déjà mon âme en peine - Je suis un voyou.
Et c'est là que jadis, à quinze ans révolus, - A l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus, - Je connus la prime amourette. - Auprès d'une sirène, une femme-poisson, - Je reçu de l'amour la première leçon, - Avalai la première arête.
Notre voisin l'ancêtre était un fier galant, - Qui n'emmerdait personne avec sa barbe blanche, - Et quand le bruit courut qu' ses jours étaient comptés, - On s'en fut à l'hospice afin de l'assister.
Le bruit court que j'atteins l'heure de l'andropause, - Qu'il ne faut plus compter sur moi dans le déduit. - O n'insultez jamais une verge qui tombe!
Elle est à toi cette chanson - Toi, l'Auvergnat qui sans façon - M'as donné quatre bouts de bois - Quand dans ma vie il faisait froid.
Œuvres de Georges Brassens
A propos d'Armand Robin.Chanson pour l'Auvergnat (1954)Cupidon s'en fout (1976)Dans l'eau de la claire fontaineDernières chansons (1982), L'andropauseDiscours des fleursEmbrasse-les tous (1960)Fernande (1972), A l'ombre des marisIl suffit de passer le pont (1953)Je suis un voyou (1954)L'ancêtre (1969)L'andropauseLa Marche nuptialeLa Mauvaise Réputation (1953)Le Gorille (1952)Le Pluriel.Le Vent (1953), Il n'y a pas d'amour heureuxLe Vent (1953), J'ai rendez-vous avec vousLe parapluie (1952)Le temps ne fait rien à l'affaire (1961)