Le péché véniel ne fait pas perdre l'absolution; un acte fervent de contrition en efface la souillure et permet d'approcher de la sainte table.
Tous les enfants avaient des vers et on les bourrait de vermifuges, affreuses médecines noires qui leur causaient des nausées et leur ôtaient l'appétit.
Il était impossible de voir un vieillard plus jeune et plus vif, buvant sec et ne se grisant jamais, chantant et folâtrant avec la jeunesse sans jamais se rendre ridicule, parce qu'il avait l'esprist chaste et le coeur naïf.
Eugène Delacroix fut un de mes premiers amis dans le monde des artistes, et j'ai le bonheur de le compter toujours parmi mes vieux amis. Vieux, on le sent, est le mot relatif à l'ancienneté des relations, et non à la personne.
Cette vie d'ici-bas est un voile que la souffrance et la maladie rendent plus épais à certaines âmes, qui ne se soulève que par moments pour les organisations les plus solides, et que la mort déchire pour tous.
Vous faites ici la peinture de l'amitié; mais vous proscrivez l'amour, je le répète. L'amour est un, et toute union veut l'unité.
En général, et les femmes le savent bien, un homme qui parle d'amour avec esprit est médiocrement amoureux.
La solitude est bonne, et les hommes ne valent pas un regret.
Je suis naturellement poltron et imprévoyantàla fois. C'est ce qui faisait dire à mon précepteur que j'avais le caractère d'un merle. Je ne crois au danger que quand je le touche, et je l'oublie dès qu'il est passé.
Laisse-moi fuir la menteuse et criminelle illusion du bonheur! Donnez-moi du travail, de la fatigue, de la douleur et de l'enthousiasme.
Le bonheur c'est l'acceptation de la vie quelle qu'elle soit.
Je ne veux pas, je ne peux pas vivre sans aimer. Voilà tout ce que je sais. Ecrivez-moi donc, il me semble que vous me direz quelque chose qui me fortifiera encore plus. Il ne faut pas que je meure, n'est-ce pas?
A force de mépriser tout ce qui est, je conçus le mépris de moi-même, sotte et vaine créature, qui ne savais jouir de rien à force de vouloir jouir splendidement de toutes choses.
Tu jetteras mes cendres au vent, elles feront pousser des fleurs qui te réjouiront.
Ce fut une lutte puissante et une victoire misérable; car, à force de mépriser tout ce qui est, je conçus le mépris de moi-même, sotte et vaine créature, qui ne savais jouir de rien à force de vouloir jouir splendidement de toutes choses.
Je t'assure qu'il n'y a qu'un plaisir: apprendre ce qu'on ne sait pas, et un bonheur: aimer les exceptions.
La seule passion qu'elle n'eût jamais travaillé à éteindre dans son coeur, c'était l'amour maternel. Cette plaie-là, bien que fermée en apparence, était toujours saignante comme l'amour inassouvi.
Elle était mère, et la mère avait irrévocablement tué l'amante.
La nature est une oeuvre d'art mais Dieu est le seul artiste qui existe et l'homme n'est qu'un arrangeur de mauvais goût.
Un homme qui parle d'amour avec esprit est médiocrement amoureux.
Nulle créature humaine ne peut commander à l'amour.
Quiconque se sent pénétré d'un amour vrai pour son art ne peut rien craindre.
Au coeur de l'homme les rêves ne manquent jamais, l'attente et le souvenir sont des trésors toujours ouverts.
Là où il n'y a point d'amour, il n'y a point de jalousie. - C'est le langage de la droiture et de la naïveté; mais admettons, j'y consens, que la civilisation des moeurs françaises et le raffinement de nos idées produisent cette étrange contradiction.
Ne pouvez-vous comprendre que ce que vous pouvez éprouver? Vous qui avez vu tant de choses, étudié tant de natures diverses, ne savez-vous pas que l'amour-propre est une cause de dépit et de jalousie aussi bien que la passion veritable?
Œuvres de George Sand
A Alfred de Musset, 1 mai 1834A Madame Dupin, sa mère, 31 mai 1831.Aldo le rimeurAntonia (1863)ApocrypheCes Beaux Messieurs de Bois-Doré (1858)Constance Verrier (1860)Consuelo (1843)Contes d'une Grand-MèreContes d'une Grand-Mère (1873)CorrespondanceCorrespondance, 15 avril 1834Correspondance, 1833Correspondance, 1875Correspondance, à Alexandre Saint-Jean, 19 Avril 1872Correspondance, à Alfred de Musset, 29 avril 1834Correspondance, à Armand Barbès, mai 1867Correspondance, à Bocage, 23 février 1845Correspondance, à Charles Poney, 16 novembre 1866Correspondance, à Joseph Mazzini, septembre 1850.