Auteur

Frédéric Dard

Y a deux sortes d'automobilistes : ceux qui sont au volant de leur voiture, et ceux qui en sont descendus. Les premiers s'appellent les affreux chauffards et et les deuxièmes les horribles piétons...
Un mari est toujours plus ou moins ridicule. Se croire propriétaire d'une femme est puéril. Une femme n'appartient à personne. C'est une chose exposée aux convoitises. La femme la plus sérieuse se répand dans les yeux qui la sollicitent.
Cauchon qui s'en dédit, comme disait l'évêque qui cherchait des crosses à Jeanne d'Arc et qui lui a fait le coup de la femme au foyer bien avant que Landru ait fait breveter le système.
La vie appartient à ceux qui ne reculent pas.
Voilà qu'après avoir été le tombeur, je deviens l'hécatombeur de ces dames. Chienne de vie !
Mademoiselle, messieurs, en attendant les résultats de nos investigations, je vous serais reconnaissant de ne pas quitter la propriété L'encours suit sa quête !
Je vide deux grands godets de vin, ce qui m'enveloppe positivement la cervelle dans une serviette chaude.
Le cardinal Duplessis s'assombrit tellement qu'il se met à ressembler à une photographie de lui sous-exposée.
Un Anglais triste est un pléonasme.
Les crêpes, c'est comme les Français : elles retombent toujours du même côté.
Les hommes sont les mêmes partout : les frontières ne figurent que dans nos âmes. Mais ne dis jamais à personne que la seule vraie patrie de l'homme, c'est l'homme ! On te prendrait pour un poète. Ce qui est pire que tout.
En Inde, seuls les pantalons bouffent.
Les Japonais sont les Martiens de la planète Terre.
Le vice est plus terrible lorsqu'il est allemand.
Il pleut. C'est la raison sociale de l'Irlande.
L'Irlandais a le goût de la porte peinte, comme le Rosbif celui de la pelouse bien tondue et le Français celui du comptoir de zinc.
Aux Etats-Unis, t'as rien besoin de savoir : y a des appareils distributeurs qui pensent pour toi.
Impossible n'est pas français. C'est pourquoi en France on réussit tout, sauf le possible.
En France, les nantis ont le tempérament socialiste et le peuple, des instincts bourgeois.
Rien n'exprime avec plus de force la précarité de l'existence que Paris un dimanche après-midi d'automne.
Dans ma vie, il y a autant d'imprévu que de trous dans une roue de gruyère.
La neige perle en permanence à la pointe des montagnes comme le lait aux seins d'une nourrice.
Sa tête ressemble à une cour de récréation : les idées galopent dans tous les sens.
Les jeans, c'est comme les femmes : le plus duraille est d'y entrer la première fois.
Je suis toute ouïe, comme un poisson hors de l'eau.

Œuvres de Frédéric Dard

Al Capote (1992)Des yeux pour pleurer (1957)Fais-moi des chosesFrance-Soir, le 11 décembre 1975.Interview dans Le Monde, 18 décembre 1970.Le Standinge selon Bérurier (1965)Les Cons (1973)Les pensées de San-AntonioLes pensées de San-Antonio (1996)Lyon ville lumière (1979)Moi, vous me connaissez ? de San-AntonioParlant de sa fille décédée.Réflexions appuyées sur la connerie (1999)Réflexions définitives sur l'au-delà (2000)Réflexions jubilatoires sur l'existence (2000)Réflexions poivrées sur la jactance (1999)Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)Saint-Gengoul (1945)San-Antiono, Y a de l'action ! (1967)San-Antonio