C'est au moment de payer ses impôts qu'on s'aperçoit qu'on n'a pas les moyens de s'offrir l'argent que l'on gagne.
Ce sont toujours les cons qui l'emportent. Question de surnombre!
Etre est plus indispensable qu'avoir. Le rêve, c'est d'avoir de quoi être.
Il est préférable d'avoir de très gros défauts que de toutes petites qualités.
L'ingéniosité en amour, c'est comme la poésie en littérature. On peut s'en passer, mais c'est dommage.
L'ingratitude est un gain de temps.
La foi, c'est prier un doute pour qu'il protège des réalités.
La philosophie, c'est l'art de se compliquer la vie en cherchant à se convaincre de sa simplicité.
La poubelle est le meilleur des accessoires de rangement.
Le monde est plein de mecs qui pensent faire leur devoir parce qu'ils font ceux de leurs enfants.
Mon Dieu, je vous en supplie, qui que vous soyez, soyez!
Mon Dieu, que votre volonté soit fête!
N'hésitez jamais à priver vos mômes de dessert, surtout s'il n'y en a pas beaucoup et que vous l'aimez!
Quand j'entends discourir des cons au restaurant, je suis affligé, mais je me console en songeant qu'ils pourraient être à ma table.
Selon les sondages, les Français consomment cinquante-huit rouleaux annuels de papier hygiénique par tête. Qu'est-ce qu'ils entendent par tête?
Un piéton est un monsieur qui va chercher sa voiture.
Un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toutes les promesses qu'il lui faut oublier.
Chez les femmes, c'est comme les artichauts: le coeur est sous les poils.
Dans la police, la mégalomanie se développe comme la coqueluche dans une école maternelle.
Deux hommes intelligents, d'idées opposées, trouvent beaucoup plus de choses à se dire que deux cons appartenant à un même parti.
Entre deux mots, il faut choisir le pire.
Il faut toujours surprendre une femme si on veut l'intéresser.
Il n'y a que les douaniers qui sachent formuler des questions.
Jeanne d'Arc n'a pas sauvé la France en étant guerrière, mais en étant combustible.
L'atavisme, c'est comme la syphilis: les enfants trinquent.
Œuvres de Frédéric Dard
Al Capote (1992)Des yeux pour pleurer (1957)Fais-moi des chosesFrance-Soir, le 11 décembre 1975.Interview dans Le Monde, 18 décembre 1970.Le Standinge selon Bérurier (1965)Les Cons (1973)Les pensées de San-AntonioLes pensées de San-Antonio (1996)Lyon ville lumière (1979)Moi, vous me connaissez ? de San-AntonioParlant de sa fille décédée.Réflexions appuyées sur la connerie (1999)Réflexions définitives sur l'au-delà (2000)Réflexions jubilatoires sur l'existence (2000)Réflexions poivrées sur la jactance (1999)Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)Saint-Gengoul (1945)San-Antiono, Y a de l'action ! (1967)San-Antonio