Auteur

Frédéric Dard

Il a l'air du gars qui a porté son cerveau au mont-de-piété et qui a perdu le récépissé.
Le grand homme n'est grand que par la connerie des autres.
Ce sont toujours les cons qui l'emportent, étant donné leur surnombre.
Il y a plusieurs façons d'être con, mais le con choisit toujours la pire !
Le signe de notre époque, c'est que les vieux cons sont de plus en plus jeunes.
Dieu a fait le monde en cinq jours. Le sixième, il a fait le con.
Un con est exquis pourvu qu'il se taise.
Il y a une justice, puisque les cons ont l'air con.
Offrir une tournée à un facteur ne manque pas d'à-propos.
Lorsqu'elle est étendue sur la bruyère, cette fille a du caractère !
Comme des arabes travaillant dans une palmeraie, on prend datte.
Il ferait beau voir ! Comme disait Sartre.
Le portail est grand, tout vert.
Il fait comme le défunt : il s'éternise.
A la première Toussaint, les chers défunts font toujours le plein. Ensuite, le temps fait son boulot.
Vieillir, c'est un jour de moins chaque soir.
Vivre, c'est arpenter un tapis roulant allant en sens inverse de ton déplacement.
Beaucoup de gens sont plus utiles à leur pays morts que vivants.
Il y a beaucoup de gens dont la mort me surprend parce que je les croyais décédés depuis longtemps.
Les gens que tu couches sur ton testament ne dorment que d'un oeil.
J'hésite, je piaffe (comme la môme), je rue, j'invective, je bave, je scrute, j'opte.
Deux hommes intelligents, d'idées opposées, trouveront beaucoup plus de choses à se dire que deux cons appartenant à un seul parti.
Vous me direz que j'ai un faible pour les amours ancillaires, à quoi je vous répondrai que ce sont celles qui conviennent le mieux à un homme soucieux de sa liberté.
Très honoré, dis-je à ce personnage d'ailleurs très balzacien.
Marrant, non ? A Amsterdam, plongé dans le chaudron d'huile bouillante d'une dangereuse affaire, je siffle Rose de Picardie.

Œuvres de Frédéric Dard

Al Capote (1992)Des yeux pour pleurer (1957)Fais-moi des chosesFrance-Soir, le 11 décembre 1975.Interview dans Le Monde, 18 décembre 1970.Le Standinge selon Bérurier (1965)Les Cons (1973)Les pensées de San-AntonioLes pensées de San-Antonio (1996)Lyon ville lumière (1979)Moi, vous me connaissez ? de San-AntonioParlant de sa fille décédée.Réflexions appuyées sur la connerie (1999)Réflexions définitives sur l'au-delà (2000)Réflexions jubilatoires sur l'existence (2000)Réflexions poivrées sur la jactance (1999)Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)Saint-Gengoul (1945)San-Antiono, Y a de l'action ! (1967)San-Antonio