Cette délicatesse qui vous rend si facile à être blessé est une véritable imperfection.
Auteur
François de Pons de Salignac de La Mothe-Fénelon, dit Fénelon
Il n'y a que la perte, et la perte que Dieu opère lui-même, qui nous désapproprie véritablement.
Une autre chose contribue beaucoup aux longs discours des femmes, c'est qu'elles sont nées artificieuses et qu'elles usent de longs détours pour venir à leur but.
Ce n'est que par faiblesse et faute de connaître le droit chemin qu'on prend des chemins détournés et qu'on a recours à la ruse.
Il craignait que je ne passasse entre la borne et lui; car mes chevaux, mieux ménagés que les siens, étaient en état de le devancer: il ne lui restait plus d'autre ressource que celle de me fermer le passage.
Adraste, vigilant et infatigable, avait surpris les alliés; il leur avait caché sa marche, et il était instruit de la leur.
Si vous saviez combien il m'est douloureux de vous voir courir à votre perte!
Le père de famille est en droit de punir chacun de ses enfants ou petits-enfants qui fait une mauvaise action; mais, avant que de le punir, il prend les avis du reste de la famille.
O Dieu ! O le plus être de tous les êtres !
Tâchez que l'enfant s'exécute de bonne grâce, et qu'il ne vous reste qu'à adoucir la peine qu'il aura acceptée.
Souvent une mère qui passe sa vie au jeu, à la comédie, et dans des conversations indécentes, se plaint d'un ton grave qu'elle ne peut pas trouver une gouvernante capable d'élever ses filles.
Toutes les guerres sont civiles; car c'est toujours l'homme contre l'homme qui répand son propre sang, qui déchire ses propres entrailles.
Ceux qui n'ont jamais souffert ne savent rien; ils ne connaissent ni les biens ni les maux; ils ignorent les hommes; ils s'ignorent eux-mêmes
Il en est des orateurs comme des poètes qui font des élégies ou d'autres vers passionnés. Il faut sentir la passion pour la bien peindre; l'art, quelque grand qu'il soit, ne parle point comme la passion véritable.
Le plus malheureux de tous les hommes est celui qui croit l'être; car le malheur dépend moins des choses qu'on souffre, que de l'impatience avec laquelle on augmente son malheur.
De là on découvrait la mer, quelquefois claire et unie comme une glace, quelquefois follement irritée contre les rochers, où elle se brisait en gémissant, et élevant ses vagues comme des montagnes.
Les plaisirs pris sans modération abrègent plus les jours des hommes que les remèdes ne peuvent les prolonger.
Le bien qu'on fait n'est jamais perdu; si les hommes l'oublient, les dieux s'en souviennent et le récompensent.
Chacun doit infiniment plus au genre humain, qui est la grande patrie, qu'à la patrie particulière dans laquelle il est né.
Voulez-vous bien faire? Demandez à Dieu qu'il vous rende patiente avec les autres et avec vous-même.
Il est vrai que l'homme ne peut point mériter sans être capable de démériter.
Il n'y a pas de bonheur par amour-propre.
La jeunesse est présomptueuse; elle se promet tout d'elle même: quoique fragile, elle croit pouvoir tout, et n'avoir jamais rien à craindre; elle se confie légèrement et sans précaution.
Il prévoyait l'avenir par la profonde sagesse qui lui faisait connaître les hommes et les desseins dont ils sont capables.
Quiconque ne sait pas souffrir n'a point un grand coeur.
Œuvres de François de Pons de Salignac de La Mothe-Fénelon, dit Fénelon
AntisthèneCorrespondance, à Mme de Montberon, 26 décembre 1700De l'éducation des fillesDialogue des morts (1699)Dialogues des morts (1712)Dialogues des morts (1712), Socrate et AlcibiadeDialogues sur l'éloquence (1718)Examen de conscience sur les devoirs de la royautéInstructions sur divers points de moraleLes Aventures de Télémaque (1699)Les Aventures de Télémaque (1699), ILes Aventures de Télémaque (1699), IILes Aventures de Télémaque (1699), IIILes Aventures de Télémaque (1699), IVLes Aventures de Télémaque (1699), VLes Aventures de Télémaque (1699), VILes Aventures de Télémaque (1699), VIILes Aventures de Télémaque (1699), XLes Aventures de Télémaque (1699), XILes Aventures de Télémaque (1699), XII