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France Gall

Je refuse de m'installer: la vie n'est pas, elle, toujours à la même place.
Quand je suis seule et que je peux rêver - Je rêve que je suis dans tes bras - Je rêve que je te fais tout bas - Une déclaration, ma déclaration.
La groupie du pianiste c'est moi. J'ai été la femme et la chanteuse la plus heureuse du monde.
Je suis anticonformiste et personne ne le sait
Mais après tout ce qui m'est arrivé, je n'en ai jamais eu envie ! j'ai commencé à 16 ans [...] J'ai toujours dit que je ne serais jamais une vieille chanteuse.
On me fait toujours passer pour la fille qui s'est accrochée à Michel Berger, qui voulait à tout prix qu'il écrive pour elle… C'est bien mal me connaître. Je n'ai jamais demandé à Michel d'écrire pour moi. Jamais. Un jour, j'ai entendu sa musique à la radio, je l'ai trouvée formidable. Nous nous sommes rencontrés quelques mois plus tard, lors d'une émission d'Europe 1 où nous venions chanter, chacun, notre dernier succès. C'est là que tout a commencé.
J'aime profondément la vie et je veux lui faire honneur. Je ne me souviens plus très bien comment j'étais du temps de Michel, mais j'ai décidé de vivre cette putain de vie le mieux possible. Le départ de Michel, celui de Pauline m'ont ancrée plus que jamais dans le réel. Aujourd'hui, je vis l'instant.
Il n'y a pas longtemps que j'ose avouer que je n'ai pas peur. J'avais toujours entendu dire que si l'on n'avait pas le trac on n'avait pas de talent.
C'est une petite fille qui aime bien les sucettes qu'elle achète au drugstore pour quelques pennies…Hein…Et puis c'est tout, non ?
Avant chaque disque, Serge me deman­dait de lui racon­ter ma vie, ce que j'avais fait pendant les vacances. Alors, je lui ai dit que j'avais été à Noir­mou­tier chez mes parents. Là-bas, il n'y a pas grand-chose à faire, sauf que, tous les jours, j'al­lais m'ache­ter une sucette à l'anis.
Je suis la fille du papa de La Mamma.
La vie m'intéresse au plus haut point. Jusqu'à 25 ans, je ne savais pas quoi en faire, je la vivais, mais je n'en comprenais pas vraiment le sens. Aujourd'hui, j'observe le temps qui passe.
J'ai vécu de très grandes épreuves, mais j'ai aussi connu des bonheurs absolus. Je me sens riche de tout cela, ce sont ces épreuves qui m'ont construite. Voilà la raison pour laquelle, maintenant, je peux me placer du côté des gens heureux. Je reprends à mon compte cette phrase hilarante de Woody Allen : “Je m'intéresse à l'avenir car c'est là que j'ai décidé de passer le restant de mes jours.”
La journée, je suis dans l'action. La nuit, je vis. Je revis. Je profite de la vie. Je ne suis pas dans le paraître. On ne me voit nulle part, mais je n'ai pas, pour autant, l'impression de vivre la moitié d'une vie.
Je vis à mon rythme, dans mon cocon, normalement. Je n'y fais entrer que des personnes que j'aime et qui me font du bien.
Michel Berger et Luc Plamondon avaient compris beaucoup de choses avant l'heure. Ce qu'il y a de formidable avec Starmania, c'est que tout le monde s'identifie.
Je déteste raconter des histoires. Je n'ai jamais été actrice à cause de cela, je ne peux pas incarner une autre personne que moi. Dans « Starmania », je n'étais pas heureuse de jouer Cristal, car ce n'était pas moi.
Michel m'a offert “ La déclaration d'amour ”, qu'il s'était écrite pour lui. On était amoureux, donc on pouvait la chanter l'un et l'autre. Ce qui nous a portés pendant ces dix-huit années, c'est notre complicité extraordinaire.
A la télévision, quand je vois des jeunes reprendre “ Musique ” sans trop d'efforts, ça me fait rire. Lorsque je chantais “ Musique ” au Palais des Sports, j'avançais vers les gens, j'y allais, je menais une sorte de guerre.
Je m'organise une existence où je sors très peu. Depuis toujours, je vis mieux la nuit. Vous me verriez à 5 heures du matin, je suis au top !

Œuvres de France Gall

Dans le Monde en 2009Entretien paru dans Madame Figaro du 5 décembre 1987.Interview Paris Match, le 01/03/2015, Résiste et signe par Aurélie RayaInterview de France Gall au ParisienInterview par Claude Rubens, 30 mars 1976, dans émission radio À vos souhaits diffusée par France InterLa Déclaration d'amour (1975)Le 16 avril 1967 , sur le plateau de l’émission télé « Le Bouton Rouge », Serge Gainsbourg interroge France Gall sur le sens de la chanson « Les sucettes à l’anis »Paris Match, le 02/08/2012Portrait de France Gall Libération, 2002