La groupie du pianiste c'est moi. J'ai été la femme et la chanteuse la plus heureuse du monde.
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Je suis anticonformiste et personne ne le sait
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Avant chaque disque, Serge me demandait de lui raconter ma vie, ce que j'avais fait pendant les vacances. Alors, je lui ai dit que j'avais été à Noirmoutier chez mes parents. Là-bas, il n'y a pas grand-chose à faire, sauf que, tous les jours, j'allais m'acheter une sucette à l'anis.
Je déteste raconter des histoires. Je n'ai jamais été actrice à cause de cela, je ne peux pas incarner une autre personne que moi. Dans « Starmania », je n'étais pas heureuse de jouer Cristal, car ce n'était pas moi.
On me fait toujours passer pour la fille qui s'est accrochée à Michel Berger, qui voulait à tout prix qu'il écrive pour elle… C'est bien mal me connaître. Je n'ai jamais demandé à Michel d'écrire pour moi. Jamais. Un jour, j'ai entendu sa musique à la radio, je l'ai trouvée formidable. Nous nous sommes rencontrés quelques mois plus tard, lors d'une émission d'Europe 1 où nous venions chanter, chacun, notre dernier succès. C'est là que tout a commencé.
A la télévision, quand je vois des jeunes reprendre “ Musique ” sans trop d'efforts, ça me fait rire. Lorsque je chantais “ Musique ” au Palais des Sports, j'avançais vers les gens, j'y allais, je menais une sorte de guerre.
Dans la même œuvre
La groupie du pianiste c'est moi. J'ai été la femme et la chanteuse la plus heureuse du monde.
Mais après tout ce qui m'est arrivé, je n'en ai jamais eu envie ! j'ai commencé à 16 ans [...] J'ai toujours dit que je ne serais jamais une vieille chanteuse.