Je suis la fille du papa de La Mamma.
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On me fait toujours passer pour la fille qui s'est accrochée à Michel Berger, qui voulait à tout prix qu'il écrive pour elle… C'est bien mal me connaître. Je n'ai jamais demandé à Michel d'écrire pour moi. Jamais. Un jour, j'ai entendu sa musique à la radio, je l'ai trouvée formidable. Nous nous sommes rencontrés quelques mois plus tard, lors d'une émission d'Europe 1 où nous venions chanter, chacun, notre dernier succès. C'est là que tout a commencé.
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Michel Berger et Luc Plamondon avaient compris beaucoup de choses avant l'heure. Ce qu'il y a de formidable avec Starmania, c'est que tout le monde s'identifie.
La groupie du pianiste c'est moi. J'ai été la femme et la chanteuse la plus heureuse du monde.
Avant chaque disque, Serge me demandait de lui raconter ma vie, ce que j'avais fait pendant les vacances. Alors, je lui ai dit que j'avais été à Noirmoutier chez mes parents. Là-bas, il n'y a pas grand-chose à faire, sauf que, tous les jours, j'allais m'acheter une sucette à l'anis.
La journée, je suis dans l'action. La nuit, je vis. Je revis. Je profite de la vie. Je ne suis pas dans le paraître. On ne me voit nulle part, mais je n'ai pas, pour autant, l'impression de vivre la moitié d'une vie.
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J'aime profondément la vie et je veux lui faire honneur. Je ne me souviens plus très bien comment j'étais du temps de Michel, mais j'ai décidé de vivre cette putain de vie le mieux possible. Le départ de Michel, celui de Pauline m'ont ancrée plus que jamais dans le réel. Aujourd'hui, je vis l'instant.
La vie m'intéresse au plus haut point. Jusqu'à 25 ans, je ne savais pas quoi en faire, je la vivais, mais je n'en comprenais pas vraiment le sens. Aujourd'hui, j'observe le temps qui passe.
J'ai vécu de très grandes épreuves, mais j'ai aussi connu des bonheurs absolus. Je me sens riche de tout cela, ce sont ces épreuves qui m'ont construite. Voilà la raison pour laquelle, maintenant, je peux me placer du côté des gens heureux. Je reprends à mon compte cette phrase hilarante de Woody Allen : “Je m'intéresse à l'avenir car c'est là que j'ai décidé de passer le restant de mes jours.”
La journée, je suis dans l'action. La nuit, je vis. Je revis. Je profite de la vie. Je ne suis pas dans le paraître. On ne me voit nulle part, mais je n'ai pas, pour autant, l'impression de vivre la moitié d'une vie.
Je vis à mon rythme, dans mon cocon, normalement. Je n'y fais entrer que des personnes que j'aime et qui me font du bien.