Auteur

Fiodor Dostoïevski

A notre époque tout homme comme il faut est et doit être lâche et servile. C'est son état normal.
Si l'on est circonspect, c'est-à-dire si l'on est comme le marbre, froid et inhumainement prudent, alors on peut sûrement, sans le moindre doute, gagner tout ce qu'on veut.
Et, qui sait, (on n'en jurerait pas), peut-être tout notre but en ce monde, ce but vers quoi l'humanité tend tellement, ne tient-il justement que dans le caractère continuel du processus de sa conquête.
D'après vous, une jeune fille pauvre mais honnête peut-elle gagner beaucoup par un travail honnête ?
Il y avait une idée étrange qui lui poussait, à coups de bec, à l'intérieur du crâne, comme un poussin qui voudrait naître, une idée qui l'occupait beaucoup, vraiment beaucoup.
Ils ont pleuré un peu mais ils ont fini par s'y habituer. L'homme s'habitue à tout, le lâche.
Il faut d'abord apprendre à vivre soi-même avant de faire la leçon aux autres !
Les gens ne comptent que leur malheur leur bonheur, ils ne le comptent jamais. S'ils le comptaient comme il faut, ils comprendraient que chacun a sa part en réserve.
Ah ! Ma chérie, qu'est-ce que le style ? Vous savez, je ne sais même plus ce que j'écris, je ne sais plus rien, je ne me relis même pas, je ne me corrige pas, j'écris seulement pour écrire, pour m'entretenir avec vous un peu plus longtemps...
On n'aurait pas trouvé un seul grain de poussière dans tout l'appartement. Cette propreté là, c'est toujours comme ça chez les vieilles veuves méchantes.
Ne faut-il pas que chaque homme ait un endroit quelconque où il puisse aller ? Car il y a de ces moments où il faut absolument aller quelque part, n'importe où !
Je fais si peu de cas de tes sentiments, semble-t-elle dire, que tout ce que tu peux me dire, tout ce que tu peux ressentir pour moi m'est parfaitement indifférent.
Avec cent lapins on ne fabriquera jamais un cheval, avec cent soupçons on ne fabriquera jamais une preuve.
Laissez-nous seuls, sans les livres, et nous serons perdus, abandonnés, nous ne saurons pas à quoi nous accrocher, à quoi nous retenir ; quoi aimer, quoi haïr, quoi respecter, quoi mépriser ?
Mon ami, la vérité vraie est toujours invraisemblable, savez-vous cela ? Pour rendre la vérité vraisemblable, il faut absolument l'additionner de mensonge.
Il est une multitude extraordinaire d'hommes qui ne savent pas du tout rire. Au fait, il n'y a pas à savoir : c'est un don qui ne s'acquiert pas. […] Il est des gens que leur rire trahit : vous savez aussitôt ce qu'ils ont dans le ventre.
Même un rire incontestablement intelligent est parfois repoussant […] Le rire exige la bonté, et les gens rient la plupart du temps méchamment […]
Il est des caractères que vous n'arrivez pas à percer : mais un jour cet homme éclate d'un rire bien franc, et voilà du coup tout son caractère étalé devant vous […] Ainsi : si vous voulez étudier un homme et connaître son âme, ne faites pas attention à la façon dont il se tait, ou dont il parle, ou dont il pleure, ou même dont il est ému par les plus nobles idées. Regardez-le plutôt quand il rit. S'il rit bien, c'est qu'il est bon […]
Ainsi : si vous voulez étudier un homme et connaître son âme, ne faites pas attention à la façon dont il se tait, ou dont il parle, ou dont il pleure, ou même dont il est ému par les plus nobles idées. Regardez-le plutôt quand il rit. S'il rit bien, c'est qu'il est bon
Si vous voulez étudier un homme et connaître son âme, [...] Regardez-le plutôt quand il rit. S'il rit bien, c'est qu'il est bon
Suis-je une créature tremblante ou ai-je le droit ?
J'ai un projet, devenir fou. Que les gens se démènent, qu'ils me soignent, qu'ils essaient de me rendre la raison !
Ce n'est pas devant toi que je me suis prosterné, mais devant toute la souffrance humaine.

Œuvres de Fiodor Dostoïevski

BobokCité dans Eloge des femmes mûres (2006) de Stephen Vizinczey.Correspondance, à Anna Gregorievna, 18 mai 1867Crime et Châtiment (1866)Crime et Châtiment (1866), III, 3Crime et Châtiment (1866), III, 5Crime et Châtiment (1866), VI, 7Dans La Folie (1980) de Roland Jaccard.Dans mon souterrainHumiliés et offensés (1861)Journal d'un écrivainJournal d'un écrivain (1873-1881)Journal d'un écrivain, 1873, le MilieuJournal d'un écrivain, 1877L'Adolescent (1875)L'IdiotL'Idiot (1868)L'Idiot (1868), III, 10Le Double (1846)Le Joueur (1866)