Auteur

Fatou Diome

«Blacks, Blancs, Beurs», si ça allait de soi dans la société française, on n'aurait pas besoin d'en faire un slogan.
Chaque miette de vie doit servir à conquérir la dignité.
Est-il possible d'apprécier la vie quand on n'a que soi-même à aimer?
Les idées sont des graines de lotus, elles ne dorment que pour mieux pousser.
La nuit je mijote des rêves trop durs à cuire.
Le souvenir est un filet qui nous surprend et nous entraîne dans le sillage de son choix.
Remplir sa journée, remplir son devoir conjugal, on sait précisément ce que sait. Mais remplir sa vie ?
Qui a tété la vie connaît le sein de l'angoisse.
Enfanter, c'est ajouter une fibre de vigile à notre instinct naturel de survie.
Devenir adulte, c'est oser se retourner et, enfin, faire face aux loups.
Comme les muses, les racines inspirent, mais elles ne sauraient donner à quiconque le souffle nécessaire à sa propre course.
Merci aux absents, qui nous lèguent une quête philosophique et le bonheur de remplir le vide de l'existence à notre fantaisie.
Lire, c'est oser le vertige. On peut lire, comme on s'incline, révérencieux, ébloui par la fulgurance d'un bel esprit. Aveuglement ! Qui ne me guide pas me perd ! Or, je veux seulement trouver mon chemin. Qu'on nous laisse donc un oeil ouvert !
Partir donc, là où les foetus ont déjà des comptes bancaires à leur nom, et les bébés des plans de carrière.
Je n'ai pas peur de Marine Le Pen, c'est elle qui a peur de moi.
Vous savez, le rejet a toujours peur de l'amour. L'amour est plus fort que la haine et la culture est toujours plus forte que l'ignorance.
Je crois en une France lumineuse qui se battra toujours pour ses valeurs parce que c'est pour ça que je la respecte.
Donc les sectaires ils ont peur de moi, parce que moi je les revendiquerai toujours comme mes frères et soeurs.
Embrasser les joues ravinées d'une mamie, c'est tremper les lèvres dans un millésime de vie. Ça régénère !
Il arrive qu'un individu devienne le centre de votre vie, sans que vous ne soyez lié à lui ni par le sang ni par l'amour, mais simplement parce qu'il vous tient la main, vous aide à marcher sur le fil de l'espoir. Ami ! Frénétiquement.
Les mots avaient mûri en elle comme des chrysalides prêtes à livrer leur trésor. Les yeux dans les yeux de son amie, Bougna libéra les papillons qui battaient déjà des ailes dans la bouche.

Œuvres de Fatou Diome

Celles qui attendent (2010)Impossible de grandir (2013)Inassouvies, nos vies (2008)La Préférence nationale (2001)Le Gros Journal de Canal+, 22 mars 2017.Le Ventre de l'Atlantique (2003)Le Vieil Homme sur la barque (2010)