Chaque miette de vie doit servir à conquérir la dignité.

À lire aussi de Fatou Diome

La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m'empêcher d'y fourrer ma plume. L'absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée qui me fait don de ses mots.
Sa berlue il n'y pouvait rien. Le tiers-monde ne peut voir les plaies de l'Europe, les siennes l'aveuglent; il ne peut entendre son cri, le sien l'assourdit.
Donc les sectaires ils ont peur de moi, parce que moi je les revendiquerai toujours comme mes frères et soeurs.
D'où qu'elle vienne, l'intime conviction restera toujours plus poétique, plus forte et plus rassurante que la réalité.
Qui a tété la vie connaît le sein de l'angoisse.
Toutes les citations de Fatou Diome →

Dans la même œuvre

Les amitiés d'enfance résistent parfois au temps, jamais à la distance.
On est assez mièvre pour s'écrier devant les nouveau-nés: Ah qu'il est mignon! Il ne sont jamais beaux, il n'y a que la naissance en elle-même qui soit belle.
Le sang oublie souvent son devoir, mais jamais son droit.
D'où qu'elle vienne, l'intime conviction restera toujours plus poétique, plus forte et plus rassurante que la réalité.
On ne se jette pas dans des bras croisés: leur dédain me dispensait de toute formalité. Même assoiffé d'affection, on n'embrasse pas les oursins.