Auteur

Eve Belisle

Une maladie, un deuil, on en parle. ... mais un chagrin d'amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
Il est bon de faire confiance au temps qui passe : l'avenir nous révèle toujours ses secrets.
Le rire est l'antidote de la morosité et de l'ennui : il dissipe les idées morbides et se fait souvent le garant d'une bonne santé mentale. Les gens qui rient sont des gens heureux : ils n'ont pas d'histoire.
On ne peut jamais tourner une page de sa vie sans que s'y accroche une certaine nostalgie.
C'est beau, c'est frais, c'est transparent, un enfant. C'est par lui que nous viennent les plus grandes leçons de la vie.
Est-il donc vrai que dans tout amour, il y a une souffrance en éclosion ? Pourquoi devons-nous toujours payer d'une incertitude, d'un doute, d'une angoisse même, nos plus petits bonheurs ?
Les hommes ont d'étranges pudeurs, quand il s'agit de leurs affaires de coeur. Ils ne disent rien et s'étonnent ensuite de n'être pas compris.
Ce qu'il y a de bon pour l'espérance, c'est qu'elle nous promet le meilleur pour demain.
La femme qu'on épouse, on lui fait confiance pour l'intelligence comme pour tout le reste.
Il y a des êtres qui deviennent si proches de nous qu'on les dirait intégrés à nous-mêmes. En épousant leurs sentiments les plus intimes, en scrutant le mystère de leur âme, nous assimilons une part de leur être.
L'odieux n'est pas d'être trompé, c'est de se tromper.
En vieillissant, nous perdons le sens des vérités fondamentales.
On ne pourrait trouver mieux qu'un travail physique harassant comme dérivatif à un souci personnel. C'est un excellent antidote au repliement sur soi.
L'amour a ce don particulier de transformer notre univers en béatitudes, et nous croyons, à ce moment-là, posséder toutes les aptitudes du monde au bonheur.
Les mains sont des symboles et parfois des révélations.
Il faut sans doute payer le prix de ses amours comme on paie celui de ses ambitions.
Les humbles travaux quotidiens, la simplicité de la vie, les modestes joies qu'on se tisse dans la couleur du temps qui passe, tout cela ressemble étrangement au bonheur.
Pourquoi faut-il donc ériger des barrières face à l'explosion de nos sentiments ; pourquoi l'être aimé ne pourrait-il pas lire en nous comme dans un livre ouvert les pensées nobles et généreuses qui nous animent ?
Un certain romantisme sommeille au coeur de toute femme.
Tout bonheur doit sans doute se payer ; sa conquête, du moins, exige toujours un combat.

Œuvres de Eve Belisle

La rivière avait une âme (1988)Pension de famille (1984)