Nous vivons de l'ombre d'une ombre. De quoi vivra-t-on après nous?
Si la place de chaque individu dans la société était proportionnée au service idéal qu'il rend, c'est Descartes, c'est Newton, c'est Galilée, c'est Huyghens qui auraient dû être princes ou millionnaires en leur temps.
La fin de l'humanité, c'est de produire des grands hommes; le grand oeuvre s'accomplira par la science, non par la démocratie. Rien sans grands hommes; le salut se fera par des grands hommes.
La préoccupation de la destinée humaine est si grande chez ces fortes âmes, que les mesquines attentions d'unité et de composition littéraire sortent vite de leur esprit.
L'islam, c'est l'union indiscernable du spirituel et du temporel, c'est le règne d'un dogme, c'est la chaîne la plus lourde que l'humanité ait jamais portée.
L'essentiel dans l'éducation ce n'est pas la doctrine enseignée, c'est l'éveil.
Ce fut par ces traductions arabes des ouvrages de science et de philosophie grecque que l'Europe reçut le ferment de tradition antique nécessaire à l'éclosion de son génie.
Heureux les enfants qui ne font que dormir et rêver, et ne songent pas à s'engager dans cette lutte avec Dieu même !
En vérité, j'en viens à regretter la misérable part de liberté que dieu nous a donnée ; nous en avons assez pour lutter, pas assez pour dominer la destinée, tout juste ce qu'il faut pour souffrir.
Une patrie étant un ensemble de préjugés et d'idées arrêtées que l'humanité entière ne saurait accepter.
Le doute est un hommage que l'on rend à la vérité.
Quand je vis l'Acropole, j'eus la révélation du divin.
La foi a cela de particulier que, disparue, elle agit encore.
Le jour n'est pas loin où tous ces prétendus délicats se trouveront si nuls devant l'immensité des évènements, si incapables de produire, qu'ils tomberont comme une bourse vide.
Emanciper le musulman de sa religion est Ie meilleur service qu'on puisse lui rendre.
Mais la liberté est comme la vérité : presque personne ne l'aime pour elle-même, et cependant, par l'impossibilité des extrêmes, on y revient toujours.
La France a élevé dans le monde le principe d'une civilisation purement idéale, écartant toute idée de différence de races.
Le principe le plus nié par l'école démocratique est l'inégalité des races et la légitimité des droits que confère la supériorité de race.
Un peuple sans instruction est fanatique, et un peuple fanatique créé toujours un danger à la science.
La bonne politique n'est pas de s'opposer à ce qui est inévitable la bonne politique est d'y servir et de s'en servir.
Toutes les grandes choses de l'humanité ont été accomplies au nom de principes absolus.
Il n'est pas de grande fondation qui ne repose sur une légende. Le seul coupable en pareil cas c'est l'humanité qui veut être trompée.
L'homme n'a pas de marque plus décisive de sa noblesse qu'un certain sourire fin, silencieux, impliquant au fond la plus haute philosophie.
Le christianisme est un essénisme qui a largement réussi.
Œuvres de Ernest Renan
Caliban (1878), OrlandoConférence prononcée à la Sorbonne en 1883.De la part des peuples sémitiques dans l'histoire de la civilisation (1862)Dialogues et fragments philosophiques (1876)Dialogues et fragments philosophiques (1876), I, CertitudesDialogues et fragments philosophiques (1876), IIDialogues et fragments philosophiques (1876), II, ProbabilitésDialogues et fragments philosophiques (1876), III, RêvesDialogues et fragments philosophiques (1876), PréfaceDiscours et conférences (1887)Discours et conférences (1887), Qu'est-ce qu'une nation?Discours prononcé le 3 août 1879.Essais de morale et de critique (1859)Etudes d'histoire religieuse (1857), La tentation du ChristFeuilles détachées (1892), Examen de conscience philosophiqueFeuilles détachées (1892), Lettre à M. Berthelot, 31 décembre 1886Histoire des origines du christianisme, Saint Paul (1869)Histoire des origines du christianisme, Vie de Jésus (1863)Histoire des origines du christianisme, Vie de Jésus (1863), PréfaceInstruction supérieure en France