Nous avons des idées arrêtées dès que nous cessons de réfléchir.
Rien de grand ne se fait sans chimères.
Une école où les écoliers feraient la loi serait une triste école.
On n'est héroïque que par le fait de ne pas réfléchir. Il faut donc entretenir une masse de sots.
Le but du monde est de produire la raison.
Celui qui obéit est presque toujours meilleur que celui qui commande.
L'épopée disparaît avec l'âge de l'héroïsme individuel; il n'y a pas d'épopée avec l'artillerie.
La fin de l'humanité c'est de produire de grands hommes.
Le grand oeuvre s'accomplira par la science, non par la démocratie.
L'injustice est le principe même de la marche de cet univers.
Le peuple doit s'amuser, c'est là sa grande compensation. Un peuple gai est le meilleur des peuples. Ce qu'un peuple donne à la gaieté, il le prend toujours sur la méchanceté.
Le salut se fera par des grands hommes.
Une autorité pourrait bien avoir un jour à sa disposition l'enfer, non un enfer chimérique, de l'existence duquel on n'a pas de preuves, mais un enfer réel.
La vérité sera un jour la force. «Savoir, c'est pouvoir» est le plus beau mot qu'on ait dit.
Le grand général (et on peut en dire presque autant du grand politique) est celui qui réussit et non celui qui aurait dû réussir.
Une patrie se compose des morts qui l'ont fondée aussi bien que des vivants qui la continuent.
L'homme est désespéré de faire partie d'un monde infini, où il compte pour zéro.
L'égoïsme, source du socialisme, la jalousie, source de la démocratie, ne feront jamais qu'une société faible, incapable de résister à de puissants voisins.
L'élection encourage le charlatanisme.
Le hasard de la naissance est moindre que le hasard du scrutin.
N'est pas médiocre qui veut.
C'est M. Homais qui a raison. Sans M. Homais nous serions tous brûlés vifs.
La femme nous remet en communication avec l'éternelle source où Dieu se mire.
La foi qu'on a eue ne doit jamais être une chaîne. On est quitte envers elle quand on l'a soigneusement roulée dans le linceul de pourpre où dorment les dieux morts.
On ne doit jamais écrire que de ce qu'on aime.
Œuvres de Ernest Renan
Caliban (1878), OrlandoConférence prononcée à la Sorbonne en 1883.De la part des peuples sémitiques dans l'histoire de la civilisation (1862)Dialogues et fragments philosophiques (1876)Dialogues et fragments philosophiques (1876), I, CertitudesDialogues et fragments philosophiques (1876), IIDialogues et fragments philosophiques (1876), II, ProbabilitésDialogues et fragments philosophiques (1876), III, RêvesDialogues et fragments philosophiques (1876), PréfaceDiscours et conférences (1887)Discours et conférences (1887), Qu'est-ce qu'une nation?Discours prononcé le 3 août 1879.Essais de morale et de critique (1859)Etudes d'histoire religieuse (1857), La tentation du ChristFeuilles détachées (1892), Examen de conscience philosophiqueFeuilles détachées (1892), Lettre à M. Berthelot, 31 décembre 1886Histoire des origines du christianisme, Saint Paul (1869)Histoire des origines du christianisme, Vie de Jésus (1863)Histoire des origines du christianisme, Vie de Jésus (1863), PréfaceInstruction supérieure en France